PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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Frédéric Jésu relate quatre événements « dont le rapprochement [lui] semble refléter la volonté de l’ANDEV d’accompagner voire d’anticiper, avec ses partenaires, les événements et les évolutions en cours plutôt que de les subir ou de déplorer leurs rémanences de tous ordres quand elles sont synonymes d’immobilisme ».

Ainsi les formations conjointes organisées par le CNFPT à Angers puis à Nancy à l’initiative de l’ANDEV et avec le concours de l’Éducation nationale proposèrent-elles trois ans de suite (2010, 2011, 2012) à quelques dizaines de cadres territoriaux et d’inspecteurs de l’Éducation nationale d’expérimenter les conditions et les contenus d’une culture commune, dans la perspective notamment de la mise en œuvre de projet éducatif local (PEL). Il me fut proposé d’y assurer des interventions sur les enjeux du processus coéducatif pour l’enfant et sur la place des parents dans celui-ci. Il serait judicieux que les nouvelles écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) s’intéressent aujourd’hui à ce type de formations conjointes.

Dans un esprit comparable, le Congrès de Guyancourt des 27-29 novembre 2013 avait prévu de tenir un atelier sur le thème « Quelle place laissée aux familles dans le système éducatif et dans les pédagogies ? ». Invité à y participer, je proposai à l’ANDEV d’y associer aussi les femmes remarquables, que j’avais rencontrées à plusieurs reprises, de l’Université populaire des parents de Grigny, impulsée et accompagnée par l’ACEPP (Association des collectifs enfants parents professionnels). Deux d’entre elles purent venir et elles expliquèrent le long chemin emprunté par les parents des quartiers populaires pour contribuer à l’établissement d’un climat de confiance mutuelle et durable entre ceux-ci et les institutions éducatives, et notamment scolaires, de proximité.

Peu après, le 30 janvier 2014, à Reims, il me fut proposé d’assurer la conférence d’ouverture puis la synthèse « à chaud » d’une journée d’actualité inter-régionale ANDEV/CNFPT portant sur les expériences, récentes ou en cours, de 120 acteurs et décideurs de terrain d’Ile-de-France et Champagne-Ardennes en matière de réforme des rythmes scolaires et éducatifs. Dans un climat dépassionné et de sincérité, élus et directeurs municipaux, cadres de l’Éducation nationale, représentants des DDCS, des CAF et des fédérations d’éducation populaire mirent à jour les difficultés mais aussi les conditions et les pistes de faisabilité de cette réforme. Ils donnèrent à voir la richesse et les potentialités de l’action éducative locale lorsqu’elle est guidée par une véritable volonté de concertation (ouverte aussi aux familles) et de co-production articulée aux réalités du territoire.

Enfin, dans le cadre de son Congrès de Reims des 3-5 décembre 2014, l’ANDEV me fit le redoutable honneur de me confier le soin de réaliser une intervention sur « Le bien-être à l’école ». Un sujet passionnant, mais relativement neuf pour moi, et qui m’obligea à rassembler près de 20 ans de réflexions et d’expériences (sur la santé des enfants, l’éthique des pratiques professionnelles, la bientraitance institutionnelle, la coéducation, la participation démocratique, etc.) pour poser les bases d’un chantier plus vaste que le seul bien-être à l’école et portant en réalité sur le bien-être des enfants et des adultes dans l’ensemble du champ éducatif. Un chantier auquel j’ai décidé, depuis lors, de continuer à me consacrer… avec tous les acteurs de l’éducation, parents et enfants compris, qui le voudront bien.

Frédéric Jésu

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