PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

In Coop’ICEM – Institut coopératif de l’école moderne – Pédagogie Freinet :

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C’est parti, Vincent Peillon relance le débat sur les vacances scolaires. Les grandes vacances d’été seraient trop longues… pas assez de jours de classe, etc.

On parle de six semaines ou huit semaines en deux zones.

Pour qui ? Pour les enfants et leur famille ?
 
Pour quoi ? Pour rééquilibrer l’année scolaire ?
 
Sans doute, certains y pensent et défendront bien être, vacances pour tous et temps réfléchis. Ils défendront des petites vacances régulières, couvrant toutes les saisons et répondant aux besoins réels des enfants. Ils réfléchiront aux différents moyens pour que tous les enfants puissent réellement en profiter.
 
Mais soyons réalistes, d’aucuns pensent surtout à l’économie du tourisme, aux grands départs et aux grands retours ! Ils pensent à tous ceux qui partent au soleil, à la mer, à la neige, à la montagne…
Beaucoup oublient un peu vite ceux qui restent dans leur quartier, dans leur village ou au mieux rejoignent la famille dans un petit coin de France. Ce scénario se reproduit à chaque période de vacances, mais qui s’en émeut ?
 
Actuellement, les zones des petites vacances favorisent l’économie du tourisme. En effet, trois de ses quatre périodes se concentrent sur la saison des sports d’hiver – bien que ceux-ci ne concernent que très peu d’enfants. Qu’importe ! Pour rentabiliser les stations, on fatigue tous les écoliers et on ne propose rien un peu plus tard au printemps.
Ah si, j’oubliais : les ponts et petits ponts du mois de mai ! Mais ne visent-ils pas le tourisme des « weekends » ? Même s’ils ne concernent qu’une minorité de familles, une fois de plus on fatigue, on déstabilise les semaines de tous les écoliers pour des intérêts économiques.
Il suffirait que les vacances de printemps soient réellement au printemps et incluent tous ces petits ponts. Mais, le tourisme blanc ne décolèrerait pas !
 
Je ne vois rien à l’horizon qui me rende optimiste. Le temps de l’enfant sur une journée est ignoré, comment pourrait-il être pris en compte sur l’année ?
 
Temporalité, apprentissages et découverte du monde, un bel ensemble que les mouvements pédagogiques et d’éducation populaire prennent en compte.
Ces mouvements devraient avoir toute leur place dans tous les espaces de réflexion et de négociation sur les temps de l’enfant !
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