PRISME PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

Ecole du choix-​​choix de l’Ecole - André ROUSSEL

In AFAE

"L’orientation, spé­cia­lement l’orientation pro­fes­sion­nelle, en tant qu’elle doit accom­pagner le par­cours pro­fes­sionnel des citoyens et leur per­mettre de maî­triser les chan­ge­ments induits par les évolu­tions tech­no­lo­giques et écono­miques, est une pré­oc­cu­pation impor­tante pour l’Union Euro­péenne. En témoigne la réso­lution du 21 novembre 2008 du Conseil de l’Union euro­péenne « pour mieux inclure l’orientation tout au long de la vie dans les stra­tégies d’éducation et de for­mation tout au long de la vie ». Ce qui dis­tingue la France dans le domaine de l’orientation tient peut-​​être moins à l’organisation des pres­ta­tions et des ser­vices chargés de l’orientation qu’à ce qui les sous-​​tend sur le plan idéo­lo­gique, fruit de l’histoire du déve­lop­pement de l’orientation au 20me siècle
dans notre pays. On peut dis­tinguer deux cou­rants dis­tincts et parfois antagonistes :


• Celui né des besoins en main d’oeuvre plus qua­lifiée, qui a accom­pagné l’industrialisation et l’urbanisation du pays puis la ter­tia­ri­sation de l’économie dans la pre­mière moitié du 20ème siècle : l’attention se porte sur l’adéquation entre for­mation et emploi. La gestion des flux qu’elle suppose converge avec la volonté pla­ni­fi­ca­trice d’un pouvoir poli­tique cen­tralisé et interventionniste.


• L’autre courant prend appui sur l’école qui se trouve dans la situation ambiguë de mettre en oeuvre une sélection à travers les diplômes et de répondre en même temps à l’aspiration d’ascension sociale des jeunes et de leurs familles. A ces cou­rants, cor­res­pondent deux volets dans l’organisation du système français de l’orientation : l’orientation sco­laire, s’appuyant le plus souvent sur des cri­tères aca­dé­miques et dans laquelle les ensei­gnants jouent de fait un rôle important, et l’orientation pro­fes­sion­nelle, champ investi par les milieux et les par­te­naires du monde pro­fes­sionnel et dont l’organisation est souvent mor­celée et pas tou­jours lisible pour les publics concernés. L’orientation en France se carac­térise donc par le rôle par­ti­culier qu’y joue l’institution sco­laire, accusée d’éloignement par rapport à la réalité des métiers, et par la dis­persion des acteurs de l’information et du conseil y compris de ceux relevant de la puis­sance publique. D’autres pays dis­posent de sys­tèmes plus unifiés et en même temps moins cen­tra­lisés (pays ger­ma­niques), ou d’une orga­ni­sation plus libérale dans laquelle l’information et l’accompagnement indi­vi­dualisé sont pré­pon­dé­rants (Royaume Uni, Danemark…). En France il semble que l’on s’est plus pré­occupé de l’orientation des jeunes dans la for­mation ini­tiale que d’une démarche continue ouverte sur le par­cours pro­fes­sionnel d’éducation et de for­mation tout au long de la vie ». Dans la pers­pective de mise en oeuvre de la réso­lution euro­péenne de 2008, nous essaierons de répondre aux ques­tions sui­vantes : que se fait-​​il en France pour faire évoluer les dis­po­sitifs d’orientation ? Existe-​​t-​​il des modèles pouvant ins­pirer les réformes néces­saires ? Qu’est-ce que l’organisation et le fonc­tion­nement du (des) système(s) euro­péens peuvent apporter au modèle français ?"

Voir en ligne : http://www.afae.fr/IMG/pdf/ATELIER_3.pdf