PRISME PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

La pauvreté des enfants dans les pays riches

In Observatoire des inégalités

"15 % des enfants des pays riches sont consi­dérés comme pauvres. Le taux de pau­vreté des enfants est de 25,5 % en Rou­manie contre 4,7 % en Fin­lande.
A la fin des années 2000, 15 % des enfants de moins de 17 ans vivant dans un pays riche [1] sont pauvres, si l’on retient un seuil à 50 % du niveau de vie médian national (voir encadré), soit 30 mil­lions d’enfants sur les 200 mil­lions que comptent les pays ici concernés.

Le taux de pau­vreté le plus élevé est observé en Rou­manie, où 25,5 % d’enfants vivent sous le seuil de pau­vreté. Viennent ensuite les Etats-​​Unis où 23,1 % des enfants sont dans ce cas. A l’inverse, l‘Islande (4,7 %) et la Fin­lande (5,3 %) ont les taux les plus faibles, comme dans l’ensemble des pays scan­di­naves. Le taux de pau­vreté des enfants français est de 8,8 %, parmi les plus bas. Les clas­se­ments des pays sont approxi­ma­ti­vement les mêmes si l’on retient les seuils à 40 ou 60 % du revenu médian national. A 40 %, c’est-à-dire si l’on considère la grande pau­vreté, la Fin­lande enre­gistre le taux le plus faible (1,5 %) devant l’Islande (1,9 %). L’ensemble des pays scan­di­naves, les Pays-​​Bas, la Hongrie ou encore la France ont des taux infé­rieurs à 4 %. A l’inverse, quatre pays affichent des taux de pau­vreté supé­rieurs à 10 % : l’Espagne (11,5 %), la Bul­garie (12,2 %), les Etats-​​Unis (16,6 %) et la Rou­manie (17,8 %). A 60 %, l’Islande et les pays scan­di­naves ont des taux compris entre 10 et 13 %. Celui des enfants français est de 16,8 %. Les enfants grecs, espa­gnols, ita­liens et bul­gares ont des taux de pau­vreté autour de 24 %, tandis que les Etats-​​Unis (31,1 %) et la Rou­manie (32,3 %) ferment tou­jours la marche.

Les enfants pauvres le sont parce qu’ils vivent dans une famille pauvre. Soit parce que les revenus de la famille sont faibles (bas salaires, chômage, pré­carité, temps partiel, etc.), soit parce que les membres de cette famille sont nom­breux à se par­tager un (en cas de famille mono­pa­rentale) ou deux revenus. Les États qui offrent un niveau de pro­tection sociale plus élevé réduisent en partie la dépen­dance de la pau­vreté à la situation familiale."

 

Voir en ligne : http://www.inegalites.fr/spip.php?p...