PRISME PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

Un travail par­te­narial au service de la pré­vention et du soutien éducatif : Coup d’Pouce 92 – Apprentis D’Auteuil in Apriles

Extrait

"L’action de Coup d’Pouce 92 se situe dans le champ de la pré­vention, pour lequel les fron­tières avec la pro­tection de l’enfance sont parfois dif­fi­ciles à établir. En effet, l’association accueille de plus en plus d’enfants dont les parents sont confrontés à des dif­fi­cultés sociales impor­tantes (pro­blé­ma­tiques de logement et d’emploi notamment). Les équipes des deux relais fami­liaux tra­vaillent donc de manière étroite avec les par­te­naires, en amont et pendant l’accueil.

En général, ce sont les acteurs sociaux, éducatifs et sani­taires du ter­ri­toire qui orientent les familles vers Coup d’Pouce 92 : les ser­vices du Conseil général (la Pro­tection mater­nelle et infantile, le service social de secteur, l’Aide sociale à l’enfance), la Caf des Hauts-​​de-​​Seine, les ser­vices asso­ciatifs d’aide à domicile (dans le cadre de l’Action éducative en milieu ouvert et d’Aide éducative à domicile), les Hôpitaux, les Centres com­munaux d’action sociale, le Samu Social et, plus occa­sion­nel­lement, d’autres par­te­naires (écoles, foyers maternels, crèches…).

Lorsque le par­te­naire oriente la famille vers le relais familial, l’association Coup d’Pouce 92 s’attend à recevoir un coup de télé­phone des parents (qui doivent eux-​​mêmes appeler l’association pour que ce soit réel­lement leur propre démarche) et donc à accueillir leur(s) enfant(s). Cela signifie qu’un échange a déjà eu lieu entre le par­te­naire et l’association, et qu’ils ont considéré ensemble qu’un accueil pouvait être proposé à la famille. Il n’y a que dans la situation d’un enfant avec un han­dicap mental que l’association peut demander à réa­liser une petite évaluation en ren­con­trant les parents avec le(s) enfant(s), afin de mieux se rendre compte de la fai­sa­bilité de l’accueil.

La démarche de relais familial est fondée sur une mobi­li­sation impor­tante des parents. Aussi, tout en cher­chant à être dans la com­pré­hension et l’écoute de chaque famille, l’association attend un certain niveau d’implication vis-​​à-​​vis de la vie de leurs enfants, ainsi que des efforts pour avancer dans les dif­fé­rents pro­blèmes ren­contrés. Si les parents se désen­gagent tota­lement de ces deux aspects, l’accueil de l’enfant devient une forme de sub­stitut au pla­cement, ce qui n’est pas sa vocation.

Tou­tefois, l’association accueille de plus en plus d’enfants étant accom­pagnés dans un cadre de pro­tection de l’enfance (mesures d’AEMO ou d’AED notamment), sous la forme d’un accueil séquentiel destiné à sou­tenir le travail réalisé. Pour Coup d’Pouce 92, c’est vrai­sem­bla­blement un facteur de com­plexité sup­plé­men­taire, mais aussi l’opportunité d’inscrire son approche spé­ci­fique comme une vraie plus-​​value dans la démarche de pré­vention et de soutien éducatif aux familles les plus en dif­fi­culté.

L’association par­ticipe à des ins­tances par­te­na­riales d’échanges sur les situa­tions des familles, telles que la Réunion de Concer­tation Petite Enfance (RCPE) et la Concer­tation locale enfance (CLE). Ces ren­contres sont l’occasion pour Coup d’Pouce 92 de mieux expli­citer le rôle et le fonc­tion­nement des deux relais fami­liaux, qui sont désormais bien iden­tifiés et reconnus par les prin­cipaux par­te­naires. Ces réunions per­mettent également à l’association de contribuer à la réflexion plus générale des ins­ti­tu­tions sur l’évolution des prises en charge vers davantage de pré­vention.

Le prix de journée, établi par le Conseil général des Hauts-​​de-​​Seine est fixé en fonction des res­sources des parents. Il est par exemple de 2,29€ par jour et par enfant pour une per­sonne seule sans res­source. "

Voir en ligne : http://www.apriles.net/index.php?op...