PRISME PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

LA CULTURE NUME­RIQUE DANS LE CHAMP DE L’EDUCATION, quelques réfé­rences biblio­gra­phiques - Jean-​​François CERISIER

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Texte intégral

Qu’il est dif­ficile l’exercice de la biblio­graphie à vocation péda­go­gique… Surtout quand il faut être concis ! Pour ne pas sombrer dans l’excès et pour donner du sens à mes choix, il me semble utile d’essayer de répondre au mieux à trois exigences.

La pre­mière concerne la nécessité de concilier les indis­pen­sables textes fon­da­teurs des cher­cheurs établis avec les publi­ca­tions des jeunes cher­cheurs. C’est bien l’association d’un cadre de réfé­rence stable avec ces pro­po­si­tions nou­velles, même si elles sont fra­giles, qui sus­citent et ali­mentent l’imagination créa­trice du cher­cheur comme celle du pra­ticien ou de l’étudiant.

Il s’agit ensuite de trouver un équi­libre entre les travaux les plus concep­tuels qui nous aident à struc­turer notre pensée et les démarches les plus proches du terrain qui faci­litent l’ancrage à la réalité des ter­rains et des ques­tion­ne­ments. Là aussi, cer­tains peuvent être très inté­res­sants quand bien même leurs assises théo­riques restent précaires.

La troi­sième exi­gence consiste à ne pas confondre actualité et nou­veauté. Il est indis­pen­sable d’installer nos pro­blé­ma­tiques et leur trai­tement scien­ti­fique dans une pers­pective his­to­rique. Rien ne res­semble plus, par exemple, aux ques­tions sou­levées par l’irruption d’internet comme source d’informations concur­rente des ins­ti­tu­tions éduca­tives que la consom­mation massive de la télé­vision dès les années 70 et 80.

Tout invite, fina­lement à élaborer des biblio­gra­phies qui struc­turent un champ conceptuel, donnent envie de lire et sus­citent la curiosité. Bref des biblio­gra­phies pensées comme des points de départ. En ce sens, pourquoi ne pas reven­diquer, en lieu et place d’une exhaus­tivité de bon aloi, un éclec­tisme assumé, heu­ris­tique, inci­tatif et, pourquoi non, un parti-​​pris provocateur ?

Pro­fesseur en sciences de l’information et de la com­mu­ni­cation, mes recherches portent sur l’acculturation numé­rique dans le champ de l’éducation. J’enseigne dans trois masters qui tous traitent d’ingénierie éducative (MIME et EUROMIME à l’université de Poi­tiers, MADOS à l’ESEN). Si les trois s’adressent à des publics dif­fé­rents, ils ont en partage une réflexion sur le rôle joué par les tech­no­logies numé­riques dans la trans­for­mation des pra­tiques pro­fes­sion­nelles de tous ceux qui concourent à l’élaboration, au déve­lop­pement et à la mise en œuvre d’environnements d’apprentissage média­tisés. L’un des cours que j’y donne s’intitule « Culture numé­rique et médiation ins­tru­mentale ». Il vise à fournir des repères sur les dimen­sions cultu­relles et sociales des usages du numé­rique. Il cherche à ali­menter la construction d’une réflexion sur les trans­for­ma­tions que les usages massifs des tech­no­logies numé­riques opèrent sur les condi­tions d’exercice de toutes les pro­fes­sions d’éducation. Pour ce faire, Il a aussi pour objectif de montrer les pro­cessus par les­quels les tech­no­logies sont agis­santes dans nos rap­ports au monde et en par­ti­culier notre relation à l’information et nos inter­ac­tions sociales. Il ne traite pas d’ingénierie de for­mation en tant que telle.

Pour ce faire, ma pro­po­sition biblio­gra­phique s’organise en quatre points. Partant d’un cadrage conceptuel général destiné à appré­hender la culture numé­rique, elle propose d’en déter­miner les pro­cessus fon­da­mentaux autour de la notion de médiation ins­tru­mentale. Elle invite ensuite à prendre connais­sance de travaux sur la dimension cultu­relle des réseaux socio­nu­mé­riques avant d’aborder la question de la culture numé­rique dans le champ de l’éducation.

La culture à l’ère numérique

Dif­ficile de dis­cuter le pseudo-​​concept de « culture numé­rique » sans traiter d’abord du concept de « culture ». Il s’agit certes d’un détour mais il se révèle utile pour ne pas confondre culture numé­rique avec pra­tique des tech­no­logies. Même si l’histoire des travaux scien­ti­fiques sur la culture est rela­ti­vement courte, sa com­plexité appelle une vision dia­chro­nique syn­thé­tique que des ouvrages de vul­ga­ri­sation comme ceux de Denis Cuche (2004) et de Laurent Fleury (2008). Cette trame établie, quelques grands auteurs s’imposent. On peut com­mencer par Michel de Certeau. Ses propos sur l’usage des tech­no­logies en font un auteur par­ti­cu­liè­rement inté­ressant dans le champ des tech­no­logies éduca­tives. Dans son ouvrage « La culture au pluriel » (1993), il propose une défi­nition mul­ti­di­men­sion­nelle assez clas­sique de la culture qui pré­sente les limites connues d’une approche des­criptive « poin­tilliste » tout en pré­sentant l’avantage de pouvoir servir de base à l’élaboration d’instruments d’investigation. Cette limite est lar­gement dépassée lorsqu’il montre comment l’assujettissement social est malmené par la capacité de chacun à orienter sa propre tra­jec­toire. C’est dans « Les arts de faire » (1980) que son propos rejoint ainsi la démarche engagée des cultural studies. Erving Goffman est auteur important pour la com­pré­hension de la dimension cultu­relle des com­por­te­ments indi­vi­duels, notamment lorsqu’ils sont ins­tru­mentés. S’appuyant sur la notion de cadre pro­posée par Gregory Bateson (1977), il élabore le concept de cadre d’expérience (Goffman, 1991) qui contraint l’appréhension de la réalité et les com­por­te­ments. La sélection et la mise en œuvre d’un artefact numé­rique peut ainsi être expliquée en fonction de ce cadre d’expérience, c’est-à-dire la sin­gu­larité de l’appréhension indi­vi­duelle de la réalité sociale.

L’intégralité de l’œuvre de Pierre Bourdieu contribue à la com­pré­hension de ce qui fait culture, du rôle qu’y jouent les médias et du rôle déter­minant des appar­te­nances sociales. Dif­ficile de conseiller une publi­cation plutôt qu’une autre tant ses travaux sont pas­sion­nants et/​mais intriqués. Je recom­mande pourtant la lecture d’un article bref, « Les trois états du capital culturel » (1979) qui aide à réfléchir sur les indi­ca­teurs du capital culturel indi­viduel, par­fai­tement appli­cable à nos ques­tion­ne­ments sur la culture numé­rique. Les recherches de Bernard Lahire qui se pose en héritier cri­tique de Pierre Bourdieu per­mettent une com­pré­hension plus fine de la façon dont les indi­vidus agissent en fonction de la colo­ration sociale de leurs cadres d’expérience. Il montre comment l’individu règle son com­por­tement selon ces matrices de socia­li­sation (1998, 2004). Voilà qui aide à com­prendre pourquoi les pra­tiques per­son­nelles des tech­no­logies numé­riques ne sont pas tou­jours trans­posées dans la vie pro­fes­sion­nelle. Voilà qui éclaire le peu d’appétence des élèves à uti­liser les tech­no­logies numé­riques à l’École à des fins sco­laires quand ils en sont si friands pour leurs propres usages (Cerisier & Popuri, 2011).

Se pose ensuite la question de l’acculturation dans une acception rela­ti­viste de la culture. Comment des ques­tion­ne­ments de pra­ti­ciens très média­tiques comme ceux posés par Marc Prensky sur les « digital natives » (2001) trouvent-​​ils un écho dans la recherche ? La question posée est celle de l’acculturation numé­rique. Il semble heu­ris­tique de lire les spé­cia­listes des aspects culturels attachés aux pro­cessus migra­toires. Le modèle proposé par John W. Berry et David L. Sam (1997), même s’il est très sché­ma­tique, permet de se ques­tionner sur les pro­cessus indi­vi­duels et col­lectifs qui per­mettent d’analyser le passage d’une culture à une autre. On peut l’appliquer à la dif­fusion massive et rapide des tech­no­logies numé­riques pour en ana­lyser les pro­cessus (Cerisier, 2008) . Pour nuancer cette approche et la com­pléter, la lecture de Roger Bastide est utile. Dans dif­fé­rentes études comme dans celles qu’il a réa­lisées au Brésil (Bastide, 1960), il met en évidence la dimension psy­cho­lo­gique de l’acculturation en observant que ce sont bien des hommes qui entrent en relation et non des cultures. Pour ter­miner cette pre­mière partie, il convient d’ajouter les travaux récents d’Olivier Donnat (2009) qui sou­lignent la pré­gnance des écrans de toutes sortes dans les pra­tiques cultu­relles des français. Son enquête très détaillée renvoie les tech­no­logies numé­riques à ce qu’elles sont, non pas une culture en elle-​​même mais un élément déter­minant de notre culture. Le titre de son en ouvrage en témoigne puisqu’il évoque non pas la « culture numé­rique des français » mais « les pra­tiques cultu­relles des français à l’ère numé­rique ». La formule a lar­gement été reprise.

Tech­no­logies numé­riques et médiation instrumentale

Ce cadre conceptuel posé, il devient pos­sible d’aborder plus spé­ci­fi­quement la question de la médiation ins­tru­mentale. La question est alors celle de la com­pré­hension du rôle joué par l’instrumentation numé­rique dans le rapport de l’individu à son milieu. Ce concept d’instrumentation est central et l’analyse qu’en fait Pierre Rabardel (1995, 2007) est éclai­rante. Il y déve­loppe notamment le concept de médiation qui rend en par­ti­culier compte de la façon dont l’instrumentation trans­forme la relation du sujet à l’objet de l’instrumentation. Cette notion est aussi traitée par Daniel Peraya (2009, 2010) qui la précise en iden­ti­fiant cinq registres de médiation et qui en spé­cifie la nature et les consé­quences dans le champ de l’ingénierie éducative. L’analyse de la médiation ins­tru­mentale suppose l’usage ce qui soulève la question de l’acceptation des tech­no­logies. Les travaux abondent qui abordent ce point. On peut lire avec profit et malgré leurs limites, tous ceux qui reposent sur la théorie de l’action rai­sonnée, à com­mencer par l’article ini­tiateur de Martin Fishbein et d’Icek Ajzen (1975) puis l’article très connu de Fred D. Davis qui pré­sente son modèle d’acceptation des tech­no­logies (19861989).

Dimension cultu­relle des usages du numé­rique : l’exemple des médias sociaux

On peut alors s’intéresser à des pro­blé­ma­tiques d’usage des tech­no­logies numé­riques de façon plus concrète à partir d’un seul thème. Celui des réseaux socio­nu­mé­riques s’impose par son actualité. « Ces réseaux numé­riques dits sociaux », ouvrage coor­donné par Thomas Stenger et Alexandre Coutant (2012) fait le point sur la spé­ci­ficité des réseaux socio­nu­mé­riques qu’ils pro­blé­ma­tisent. Les travaux de Domi­nique Cardon (2008, 2010) sont pas­sion­nants pour com­prendre comment la médiation des pla­te­formes de réseaux socio­nu­mé­riques trans­forme notre sociabilité.

Danah Boyd est bien connue des cher­cheurs et des pra­ti­ciens français à la fois par sa position au sein du centre de recherche de Microsoft et par ces travaux pré­cur­seurs sur les usages de MySpace par les jeunes en 2007. Elle vient de publier avec Nancy K. Baym (2012) un article qui explore la question com­plexe du rôle des médias sociaux sur les fron­tières des espaces per­sonnels et publics.

Enfin, la crainte lar­gement par­tagée socia­lement des dangers aux­quels les ado­les­cents s’exposeraient avec l’usage des réseaux socio­nu­mé­riques est lar­gement rela­ti­visée par dif­fé­rents travaux parmi les­quels on peut conseiller l’article de Marlène Loicq (2011) dans le premier numéro des cahiers fran­co­phones de l’éducation aux médias et l’ouvrage récent de Roxana Mor­du­chowicz qui s’appuie sur une large enquête en Argentine. Toutes deux concluent que la dia­bo­li­sation des réseaux socio­nu­mé­riques rend compte d’inquiétudes légi­times mais de peurs infondées. Elles montrent comment et combien les usages ado­les­cents de Facebook jouent un rôle dans l’expérimentation de soi et la construction de la personnalité.

La culture numé­rique dans le champ de l’éducation

Reste à aborder la question la plus impor­tante de l’acculturation des ins­ti­tu­tions éduca­tives, du rôle que les tech­no­logies numé­riques y jouent et de l’impact qu’elles ont en retour. Là encore, la lit­té­rature est abon­dante même si la pro­blé­ma­tique est loin d’être épuisée. On gagnera à lire ou relire les travaux des cher­cheurs qui ont tra­vaillé cette question à propos de la télé­vision et de l’audiovisuel dans les années 60, 70 et 80. À com­mencer bien sûr par les articles de Georges Friedmann (1961) et de Louis Porcher (1974) qui affirment le rôle éducatif de la télé­vision qui vient se posi­tionner comme une « école parallèle » et qui ques­tionnent les ins­ti­tu­tions éduca­tives sur leur posture et leurs néces­saires évolutions.

Impos­sible ensuite de manquer l’ouvrage de réfé­rence de Gene­viève Jacquinot-​​Delaunay, « Image et péda­gogie », qui vient de faire l’objet d’une réédition aug­mentée d’un entretien avec Joëlle Le Marec aux Edi­tions des Archives Contem­po­raines (2012). L’histoire des tech­no­logies numé­riques dans l’éducation est récente mais trop com­plexe pour être appré­hendée sans repères. Dans le contexte français, ce sont les travaux de Georges-​​Louis Baron et d’Eric Bruillard (1996) et ceux, plus récents de François-​​Xavier Bernard et de Rodica Ailincai (2012) qui pourront les fournir. Une autre lecture de cette his­toire est pro­posée par Pierre Moeglin (2005), en mobi­lisant le concept d’industrialisation pour ana­lyser les évolu­tions conjointes des modes de com­mu­ni­cation et d’éducation. Bruno Devau­chelle (2012) pose lui aussi cette question sous un autre angle, celui de l’évolution des lieux de savoirs. L’acculturation numé­rique à l’École pose aussi bien la question de l’acculturation des jeunes que celle de l’institution scolaire.

Pour ce qui concerne les jeunes, on pourra notamment lire Cédric Flu­ckiger qui montre que l’usage intensif des tech­no­logies numé­riques par les jeunes ne garantit pas qu’ils en aient une maî­trise suf­fi­sante pour des usages auto­nomes et com­plexes. S’agissant des ins­ti­tu­tions éduca­tives, deux textes ouvriront des pistes de réflexion sur leurs évolu­tions à l’ère du numé­rique. Le premier est l’ouvrage réalisé par Didier Paquelin (2009) qui traite de l’appropriation des dis­po­sitifs numé­riques de for­mation. Le deuxième, qui conclut cette biblio­graphie est un article de Gene­viève Jacquinot-​​Delaunay (2011) qui constate le décalage qui s’accroit entre notre culture à l’ère du numé­rique et nos ins­ti­tu­tions éduca­tives. Réitérant une analyse déjà publiée dans un article publié en 1981 qui montre que les médias ne sont pas une « fenêtre ouverte sur le monde » mais plutôt une nou­velle façon de le penser, elle en appelle à une refon­dation de l’École à l’heure des médiacultures.

Biblio­graphie

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Pour citer cet article

Réfé­rence électronique

Jean-​​François Cerisier, « La culture numé­rique dans le champ de l’éducation, quelques réfé­rences biblio­gra­phiques », Dis­tances et média­tions des savoirs [En ligne], 1 | 2012, mis en ligne le 12 décembre 2012, consulté le 14 avril 2013. URL : http://​dms​.revues​.org/163

Auteur

Jean-​​François Cerisier

Uni­versité de Poi­tiers (TECHNE - EA 6316), cerisier@​univ-​poitiers.​fr

 

Voir en ligne : http://dms.revues.org/163