PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

Québec – La présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), Josée Bouchard, profitera de sa participation au Forum sur la lutte contre l’intimidation présidé par le premier ministre, Philippe Couillard, demain à Québec, pour rappeler l’énorme travail déployé actuellement par le milieu scolaire à ce chapitre, mais également les limites de son action.

Pour la FCSQ, ce forum est une suite logique à l’adoption du projet de loi no 56, Loi visant à lutter contre l’intimidation et la violence à l’école, en juin 2012. En effet, comme elle l’avait affirmé à l’époque, la Fédération rappelle que, même si le milieu de l’éducation joue un rôle clé face au phénomène de l’intimidation et de la violence, cette question constitue un enjeu de société qui dépasse largement le milieu scolaire.

« Un jeune qui est victime d’intimidation, voire de violence à l’école, est également fragile à l’extérieur de l’établissement scolaire, notamment sur les réseaux sociaux ou lors des déplacements entre la maison et l’école. Dès lors, la capacité d’agir des acteurs scolaires ne peut reposer que sur une prise en charge des autres partenaires du milieu », souligne Josée Bouchard.

C’est pourquoi les actions du milieu scolaire doivent faire l’objet d’une collaboration soutenue auprès de l’ensemble des partenaires dont les parents, les municipalités, les corps policiers, le réseau des établissements de santé et des services sociaux et les organismes communautaires. La FCSQ s’attend donc à ce que cet engagement fasse consensus auprès des participants au forum et que des pistes de solutions concrètes en résultent.

Le milieu scolaire déjà en action contre l’intimidation

Dès l’adoption de la Loi visant à lutter contre l’intimidation et la violence à l’école, la FCSQ a réuni ses partenaires (parents, directions d’école, etc.) afin de développer une vision commune des rôles et responsabilités de chacun prévus dans celle-ci. Rappelons que :

  • La direction d’école coordonne l’élaboration du plan de lutte contre l’intimidation, sa révision et son actualisation et veille à sa mise en œuvre.
  • Le plan prévoit les attitudes et comportement à adopter et les gestes et échanges proscrits, incluant dans le transport scolaire et sur les médias sociaux ainsi que la procédure applicable lorsqu’un acte est constaté.
  • Le conseil d’établissement approuve le plan et s’assure qu’il soit distribué aux parents.
  • La direction d’école transmet au directeur général de la commission scolaire un rapport sommaire portant sur chaque plainte relative à un acte d’intimidation ou de violence.
  • La commission scolaire inclut dans son rapport annuel la nature des plaintes portées à la connaissance du directeur général par les directions des écoles, les interventions effectuées et les situations ayant conduit à une plainte auprès du protecteur de l’élève.

Par ailleurs, une commission scolaire doit conclure avec chaque corps de police de son territoire une entente concernant les modalités d’intervention des membres du corps de police lorsqu’un acte d’intimidation ou de violence est signalé. Bien que de nombreuses collaborations existent actuellement, Mme Bouchard profitera de son passage au forum pour rappeler que les commissions scolaires sont toujours en attente de l’adoption d’un règlement du gouvernement leur permettant d’établir un cadre de référence pour la signature d’ententes formelles.

Des propositions pour être encore plus efficace dans la lutte contre l’intimidation

Pour la FCSQ, il est impératif que le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport fasse un suivi adéquat de la mise en place de la Loi visant à lutter contre l’intimidation et la violence à l’école, notamment en faisant appel à la recherche universitaire pour en évaluer les impacts concrets. Les commissions scolaires sont prêtes à collaborer, tout comme elles auront avantage à participer à des forums d’échange des meilleures pratiques.

Une première étude publiée en juin 20141 révèle notamment que le personnel des commissions scolaires ne se sent pas suffisamment outillé pour faire face à cette problématique et aux nouvelles responsabilités incluses dans la loi. La FCSQ propose donc de s’associer à une initiative de formation continue des enseignants et du personnel en matière d’intimidation et de violence.
Bien sûr, pour que les objectifs fixés par le gouvernement soient atteints, il faut que les ressources, et donc le financement, soient au rendez-vous. Un rappel important à faire en cette période d’austérité budgétaire.

La présidente de la Fédération profitera également du forum pour sensibiliser les participants au phénomène médiatique lorsque surviennent des cas d’intimidation et de violence à l’école. « L’équilibre entre la sensibilisation et le devoir de confidentialité, lorsque des cas sont portés à l’attention du public, est parfois difficile à atteindre. Afin de protéger l’élève et dans un devoir de confidentialité, les autorités des commissions scolaires ne peuvent commenter des cas particuliers. Au même moment toutefois, tous veulent s’assurer qu’il y a prise en charge et ne se gênent pas pour commenter durement le milieu scolaire sans connaître les mesures adoptées par celui-ci », déplore Josée Bouchard.

La Fédération des commissions scolaires du Québec regroupe la vaste majorité des commissions scolaires francophones du Québec ainsi que la Commission scolaire du Littoral. Les commissions scolaires sont des gouvernements locaux qui veillent à la réussite scolaire de plus d’un million d’élèves en assurant des services éducatifs au primaire, au secondaire, en formation professionnelle et à l’éducation des adultes. Elles offrent aussi des services efficaces et essentiels, notamment en matière de ressources humaines et de ressources matérielles et financières. De plus, les commissions scolaires ont la responsabilité de répartir équitablement les ressources entre leurs établissements et de rendre accessible, en tout temps, un transport scolaire sécuritaire.

  1. Portrait de la violence dans les établissements d’enseignement au Québec, Rapport du groupe de recherche SÉVEQ, Chaire de recherche sur la sécurité et la violence en milieu éducatif.

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