PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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Profitant de la Journée mondiale de la femme, le 8 mars dernier, la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) a publié une étude comparée du parcours des filles et des garçons depuis l’école jusqu’à l’entrée dans la vie active.

On remarque tout d’abord que, même si des progrès ont été faits, « les garçons réussissent toujours moins bien que les filles à l’école. Ils ont plus souvent des difficultés en lecture et poursuivent moins souvent des études longues. Un garçon sur cinq sort de formation initiale sans diplôme, contre un peu plus d’une fille sur dix. »

Cependant, si les filles obtiennent plus souvent le baccalauréat et plus souvent avec une mention « bien » ou « très bien », notamment en série S, elles ne capitalisent pas suffisamment sur cette réussite scolaire « dans la situation professionnelle à la sortie du lycée ou de l’apprentissage : à diplôme équivalent, les filles s’insèrent moins bien dans l’emploi que les garçons. »

D’autre part, « Des différences persistent dans l’orientation et le choix des spécialités, notamment en ce qui concerne les sciences et technologies. Les filles s’orientent davantage vers l’enseignement général et technologique, mais optent moins souvent pour les filières scientifiques : bien qu’en augmentation de 8 points depuis 2000, la part des filles en terminales scientifiques (S, STI2D et STL) atteint à peine 42% en 2013. Dans l’enseignement professionnel, les filles sont quasiment absentes des spécialités de la production (14%).

Dans le même temps, les femmes sont nettement plus souvent diplômées de l’enseignement supérieur ; elles demeurent très minoritaires parmi les ingénieurs (29%) et les docteurs en sciences (38%). »

Quand on regarde l’espérance de scolarisation de 2 à 29 ans, elle s’établit à 18,5 années pour une fille et 18 pour un garçon. En 2012, 77 % des filles de 18 ans sont scolarisées, contre 74 % des garçons du même âge.

(Source : DEPP)

De l’école au lycée, les filles sont moins souvent en retard scolaire que les garçons, et ce quel que soit le milieu social d’origine. Les filles restent meilleures en français et devancent aussi les garçons en sciences en fin de collège.

On retrouve plus de garçons en option découverte professionnelle quand il y a plus de filles en sections européennes ou internationales et ce quelle que soit la langue de la section. A la fin du collège, les filles s’orientent davantage vers l’enseignement général et technologique.

Par la suite, les filles font plus des choix d’enseignements littéraires et les garçons d’enseignements scientifiques ou technologiques. En conséquence de ces choix, la mixité est rarement atteinte. On compte 87 % de filles en santé-social et 87 % de garçons en sciences de l’ingénieur.

En fin de seconde GT, les choix de séries diffèrent : les filles vont davantage vers les premières ES et L et les garçons vers les premières scientifiques, ce qui produit peu de parité dans les séries. 41,5 % des élèves des terminales scientifiques (S, STI2D et STL) sont des filles.

Dans l’enseignement professionnel, les filles vont peu vers l’apprentissage. Mais on les retrouve fortement concentrées dans les formations en relation avec les spécialités des services. Du côté de l’université, plus de 70 % de femmes sont en lettres et en langues, quand moins de 30 % font le choix des sciences fondamentales et des Staps. On retrouve peu de filles en classes préparatoires scientifiques et peu de garçons en classes préparatoires littéraires.

Les filles sont plus souvent titulaires de diplômes généraux quand les garçons sont plus souvent titulaires de diplômes professionnels. Mais, à tous les niveaux, les filles obtiennent de meilleurs taux de réussite que les garçons. Ainsi, 78 % des filles et 70 % des garçons ont le baccalauréat. Cependant, ces écarts diminuent : en 2000, c’était 69,1 % des filles et 57 % des garçons.

On compte 44 % de femmes parmi les docteurs en 2012 contre 29 % parmi les ingénieurs. 57 % des docteurs en lettres sont des femmes contre 38 % parmi les docteurs en sciences. 

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