PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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Un colloque sur le numérique s’est tenu à Reims en avril 2015, organisé par le GIP Formation continue de l’académie de Reims, l’ESPE et l’université de reims Champagne-Ardennes, intitulé « Apprendre et réussir avec le numérique : quelles transformations du métier d’enseignant, de formateur ? » . Trois interventions ont été proposées sur la journée.

« Quelles interactions entre pédagogie et numérique ? En quoi une approche numérique de la pédagogie permet-elle les progrès de tous et dans quelles conditions ? »

 
Mon intervention a introduit le propos en dressant un état des lieux du numérique à l’école. J’ai présenté le Dossier d’actualité n°73 sur le numérique (Pédagogie + Numérique = Apprentissages 2.0, novembre 2012), et complété mon propos par ce que j’ai pu lire sur la jeunesse, en faisant un focus particulier sur la notion d’empowerment, que nous avons déjà traitée dans ce blog.

«  Les classes inversées. De quelles hybridations parlons-nous pour l’éducation de demain » ?

 
Marcel Lebrun (Université catholique de Louvain) a ensuite tenté de clarifier le concept de classe inversée qui fait tant parler depuis quelques temps déjà. Ces flipped classrooms ont été imaginées par des enseignants de chimie du secondaire pour contrer la passivité et la démotivation de leurs élèves. Voici un extrait du résumé de son intervention :
«  Comme toute innovation pédagogique, les classes inversées interrogent l’enseignement traditionnel et proposent des pistes pour l’évolution de ces pratiques héritées d’une époque où elles proposent et stimulent une nouvelle considération des espace-temps de « l’enseigner-apprendre » en conviant les ressources, les activités, les contextes… hors les murs de l’école (la distance) dans la classe (la présence) en redonnant à cette dernière son potentiel d’activités et d’interactivité : libéré, d’une certaine façon, de la contrainte liée à la transmission, l’enseignant devient davantage gestionnaire de dispositifs et accompagnateur d’apprentissage. À bien y regarder, les statuts des savoirs sont reconsidérés, les rapports entre savoirs et compétences sont mieux équilibrés, les rôles assumés par les partenaires, enseignants et étudiants, sont distribués différemment… ».
La question des outils (numériques) est périphérique et n’est absolument pas un gage de renouvellement de la pédagogie. Le risque de fossilisation de pratiques exclusivement transmissives existe avec le numérique, mais les technologies peuvent contribuer au développement pédagogique, à condition d’imaginer des dispositifs centrés sur l’apprentissage des étudiants. Le numérique peut être favorablement utilisé dans des démarches de résolution de problèmes, à condition de savoir sortir du « joug des disciplines ».