PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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Laurent Buisson, directeur général délégué pour la recherche et le transfert de technologie, Université Pierre et Marie Curie Jean Chambaz, vice-président recherche et innovation, Université Pierre et Marie Curie
Nelly Lacome, responsable du directoire de la recherche, Université Pierre et Marie
Curie

Introduction
A ce jour, la loi Pécresse est la dernière d’une longue série de réformes qui, depuis une dizaine d’années, ont touché notre système d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation. Cette loi sur les libertés et les responsabilités des universités françaises (LRU) vise, entre autres, à les placer au coeur de ce système en leur faisant jouer le rôle qu’y assument leurs homologues – et notamment les research universities1 – dans la majeure partie des pays développés. Ce rôle est celui d’un opérateur de recherche. Assumé par une université, il devient central dans le fonctionnement du système de recherche et d’innovation parce qu’il est lié à la formation, parce qu’il est rempli par des acteurs pluridisciplinaires et parce qu’il se joue sur un territoire bien défini avec les acteurs du développement économique et social. Un an après le passage aux responsabilités et compétences élargies des premières universités qui ont fait le choix d’y accéder, il est utile d’observer ici les modifications que cette série de réformes et, précisément, la loi d’autonomie ont introduit dans l’organisation et le fonctionnement d’un établissement particulièrement investi dans les champs de la recherche et de l’innovation2 puisque c’est sur ces champs qu’intervient Futuris depuis 2003. Impliqués dans le pilotage et le suivi de la recherche à l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC), nous essayons d’expliquer ce qui a changé ces dernières années, ce qui est dû à l’évolution du cadre réglementaire et, plus généralement, de l’environnement de l’université et ce qui est la conséquence de décisions prises par l’université. Nous n’examinerons pas les changements qui concernent l’établissement dans son ensemble (gouvernance, immobilier, dotation globale 1 Cette expression anglo-saxonne désigne une université très investie dans la recherche c’est-à-dire faisant une large part à la formation doctorale et hébergeant de nombreux laboratoires. 2 Pour se désigner, ces universités on choisi l’expression d’université de recherche intensive puisque toutes les universités en France ont, de par la loi, une mission de recherche qu’elles assument avec plus ou moins d’intensité. Dans cet article néanmoins, par commodité, on les désignera par l’expression université de recherche.

Document(s) associé(s) :

pdf/prix-futuris-2010_premier-prix-1-2.pdf

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