PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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In IUFM d’Auvergne :

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"Une formation de formateurs en éducation au développement durable prend tout son sens si elle se fait en direction d’un public représentatif de la société dans toutes ses composantes (rurales et urbaines, régionale et nationales voire internationales), ce qui crée de fortes contraintes techniques et matérielles.
Le développement durable repose sur de nouveaux modes de gouvernance, des choix politiques et un respect des règles éthiques. Le formateur quitte ainsi le statut de « maître » pour initier, coordonner ou accompagner les idées et les projets des apprenants. Mettre en place des objectifs (autonomie, créativité ou esprit critique) et des principes (solidarité, participation, subsidiarité…) est inhérent à tout projet éducatif en ce domaine. Limitant les inégalités liées à l’éloignement et à l’isolement, les coûts économiques et les impacts
environnementaux, la formation à distance apporte une réponse cohérente à ce triple objectif (social, environnemental et économique), mais pose des problèmes pédagogiques importants.
Ce diplôme de formation de formateur a été pensé ainsi, en réunissant un public à l’image de la société avec un temps en présentiel adapté, des temps de travail autonomes et individualisés respectant la diversité des rythmes, des acquis et des cultures des individus, des cours synchrones qui contribuent à la dynamique de l’ensemble du groupe. Des forums régulés ou autonomes favorisent la vie de sous-groupes. Il faut piloter, organiser, voire bousculer ce public d’adultes (chez qui le poids du vécu est très différent selon les individus) tout en laissant liberté et autonomie. L’autoévaluation fournit des points
La formation à distance : une réponse aux besoins de la formation • 241 de repère, mais laisse ouverts des sujets qui par autoformation continueront d’évoluer au delà de la formation.
L’ouverture et la souplesse, la tension entre respect des individualités et nécessité d’un recours au collectif sont nécessaires, car ces métiers auxquels on forme en EDD n’existeront pas sous cette forme demain. Les compétences développées en formation à distance sont constitutives d’un nouveau métier pour ces futurs formateurs de formateur qui devront inventer des solutions pour des problèmes qui ne se posent pas encore.
Le mode de mise en place des modules, qui articule la complémentarité des outils de la formation à distance avec la variabilité des attentes, des capacités et des potentialités des stagiaires contribue à la création d’une culture commune.
Dans ce diplôme, la formation en présentiel a été pensée en fonction de la formation à distance et non l’inverse.
Le diplôme d’université « Formation de formateurs dans le domaine de l’éducation au développement durable » s’adresse à un public mixte d’enseignants, de personnels des collectivités, des services de l’État et des associations. Le critère de base de la constitution de ce groupe de 21 personnes était la mixité professionnelle ainsi qu’un équilibre géographique régional et national. Le volume d’enseignement de ce diplôme est d’environ cinq cents heures (mémoire professionnel compris). Pour des raisons pratiques (les stagiaires sont
tous salariés), cet enseignement ne pouvait se faire en présentiel, d’où le choix initial de grouper la formation sur quatre semaines de présentiel réparties pour moitié sur des temps de vacances scolaires et de travail.
Le référentiel de compétences établi pour chaque unité d’enseignement est actuellement spécifique au contexte français. Ce référentiel pourrait être discuté et modulé en fonction des autres contextes francophones.
Après avoir présenté les spécificités de la formation en éducation au développement durable, puis les relations entre le dispositif de formation à distance et l’éducation au développement durable, la réflexion portera sur la conception en elle-même du dispositif de FOAD."

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