PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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L’organisme France Stratégie, travaillant au profit du premier ministre, s’est intéressé dans une Note d’analyse aux problématiques rencontrées par les jeunes issus de l’immigration dans leur insertion professionnelle. Un premier document de travail vient d’être rendu public afin de préparer le comité interministériel sur la citoyenneté et l’égalité qui se réunira le 6 mars 2015 à Matignon.

Les chiffres collectés par France Stratégie parlent d’eux-mêmes. Les jeunes issus de l’immigration sont plus souvent touchés par l’échec scolaire. Dans un pays où le niveau d’études des parents influe très fortement sur la réussite des enfants, il ne faut pas s’étonner des résultats avancés également par l’Insee.

En effet, « les descendants d’immigrés viennent de milieux sociaux plus modestes que l’ensemble de la population : les trois quarts des descendants de deux parents immigrés ont un père ouvrier, contre un peu moins de la moitié des descendants de couple mixte et plus d’un tiers des enfants de parents non immigrés. Les descendants d’immigrés ont également plus souvent un parent qui ne travaille pas au moment de la fin de leurs études. Ils sont plus de 20 % à vivre sous le seuil de pauvreté, contre 10 % des Français sans ascendance migratoire directe, et cette exposition est particulièrement forte lorsqu’ils vivent encore chez leurs parents. »

Il en résulte un parcours scolaire plus difficile. Les jeunes issus de l’immigration sont « plus souvent sans diplôme à la fin de leur scolarité que les natifs, ils atteignent en moyenne des niveaux de diplôme moins élevés et, pour les descendants d’immigrés d’Afrique et de Turquie, dans des filières souvent moins porteuses en matière d’insertion professionnelle (moins d’apprentissage par exemple).

Leurs origines modestes expliquent en partie ce parcours scolaire différencié. Mais le milieu social n’explique pas tout. L’analyse statistique des performances des élèves aux tests PISA montre que, même après contrôle du milieu socioéconomique, les élèves issus de l’immigration en France obtiennent en moyenne des scores inférieurs à ceux des élèves natifs, soit un écart équivalent à une année de formation. »

La ségrégation spatiale, qui est une réalité en France, aggrave ce phénomène. Habitant le plus souvent dans des communes pauvres avec des taux de chômage élevés, ils se retrouvent éloignés des zones d’emploi, avec un faible réseau de transport à leur portée. Un autre facteur aggravant est la discrimination qui s’opère à l’embauche.

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