PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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" Le costume s’use. On lui met des pièces, on le raccommode, on le ravaude, on le lave et le teint. On tente de le retourner, la doublure ayant un meilleur aspect que l’extérieur. Malgré tous les efforts et les talents conjugués des couturières et couturiers, il s’effiloche… Parfois, les ficelles sont si grosses que l’on ne regarde plus qu’elles, oubliant le costume et celui qui le porte. On coud alors des pièces sur les pièces car enlever les pièces usées pour en mettre des neuves serait risqué, on ne trouverait plus la place pour mettre les coutures. On s’est ingénié à rechercher des pièces moins coûteuses et même à enlever carrément celles dont l’entretien semblait trop dispendieux. L’angoisse de se prendre une veste s’opposait cycliquement, tous les cinq ans environ, à la décision de fabriquer un costume neuf. Tantôt on prétendait ne pas en avoir les moyens, tantôt on tentait de démontrer que le costume rapiécé était plus seyant que le vieux, ou que le neuf, résolument différent, est dangereux pour la santé."

Le moment est pourtant venu de fabriquer un costume neuf si l’on ne veut pas se retrouver tout nu. "

Categories: Généralités

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