PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

In Cap Digital – Afinef (projet de feuille de route) – le 3 avril 2013 :

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4.1PROPOSITIONS REPONDANT AUX ENJEUX SOCIETAUX

PROPOSITION N°1-DEVELOPPER LES COMPETENCES NUMERIQUES DES ELEVES EN INTEGRANT LE NUMERIQUE A TOUTES LES DISCIPLINES.

 

L’idée :

 

• Conformément aux préconisations du B2i, faire en sorte que les élèves utilisent le numérique au service des apprentissages dans toutes les disciplines, de l’école primaire au lycée.

 

Les mécanismes :

 

• Utiliser au cours de la scolarité une grande variété de ressources numériques : programmes de simulation et d’expérimentation , exerciseurs, programmes d’aide à l’enseignement dans toutes les matières, ressources documentaires, déclinaisons numériques des manuels scolaires, logiciels de soutien scolaire, etc.

 

• Former les enseignants à l’utilisation de ces ressources dans le cadre des stages de formation (1er degré) et des Plans Académiques de Formation (2nddegré).

 

• Utiliser davantage le numérique dans les modalités d’évaluation des élèves.

• Dans l’enseignement professionnel notamment, éviter le décalage entre d’une part les dispositifs d’apprentissage et d’évaluation, et d’autre part les évolutions technologiques.

 

• Intégrer au Conseil supérieur des programmes des représentants du monde des entreprises liées à l’innovation technologique et à la problématique éducative, afin que les éditeurs du numérique puissent apporter leur expertise sur la forme des contenus.

 
 

Les arguments :

 

• Utiliser le numérique dans les différentes disciplines scolaires va faciliter et enrichir les apprentissages.

 

• C’est un facteur d’égalité et un moyen de réduire la fracture numérique entre les élèves bénéficiant chez eux d’un usage élaboré du numérique et les autres.

 

C’est une façon de préparer les élèves à des outils, à des pratiques, à des modes de penser qu’ils retrouveront ensuite dans leur vie professionnelle.

 
 

PROPOSITION N°2-STRUCTURER LA FORMATION INITIALE ET CONTINUE DES ENSEIGNANTS AU NUMERIQUE

L’idée :

 

• Favoriser l’intégration du numérique dans les cursus de formation initiale et continue des enseignants.

 

• Promouvoir le partage de pratiques numériques.

 

• Définir des espaces de formation sur l’ensemble du territoire.

 

Les mécanismes :

 

• Définir un cursus numérique spécifique obligatoire dans la formation des enseignants.

 

• Mise en place de lieu de proximité pour la formation des enseignants (mission pouvant être assurée par le réseau SCEREN -CNDP) en partenariat avec les industriels du secteur (organisation d’ateliers de formation, de journées de présentation, de forums d’échanges).

 
 

Les arguments :

 

• Manque de formation initiale des enseignants au numérique et à l’intégration dans leurs pratiques.

• Formation continue insuffisante pour les 80 % des enseignants n’étant pas «naturellement» attirés par le numérique.

 

• Besoins en formation aux nouveaux outils pour aider les enseignants à faire évoluer leurs usages et leurs pratiques (exemple du Serious Games).

 
 

PROPOSITION N°3- DEVELOPPER LE SECTEUR ECONOMIQUE DES RESSOURCES EDUCATIVES NUMERIQUES

 

L’idée :

 

• Développer le secteur économique des ressources éducatives numériques, condition indispensable du développement des usages numériques dans l’Éducation.

 

• donner aux établissements scolaires (écoles, collèges, lycées) les moyens nécessaires pour se procurer des ressources éducatives numériques et permettre ainsi le développement d’un véritable marché national dans des conditions de libre concurrence.

 
 

Les mécanismes :

 

• Faire en sorte que les établissements disposent de budgets annuels pour acheter des ressources éducatives numériques comme cela existe pour les autres fournitures pédagogiques (manuels scolaires, ouvrages documentaires, autres livres, dossiers pédagogiques, fichiers d’exercices, etc.).

 

• Pour cela, demander aux différents financeurs ( État, régions, départements, communes) de prévoir dans leurs budgets pédagogiques une ligne spécifique "ressources éducatives numériques" afin d’initier ce mouvement.

 

• Faire en sorte que chaque plan d’équipement "matériel" (ordinateurs, tablettes, TNI, VPI, etc.) soit accompagné d’un budget consacré aux ressources.

 

• Afin de faciliter le choix des établissements, étudier la possibilité d’un catalogue affichant l’offre de ressources numériques de l’ensemble des éditeurs, par exemple, sur le modèle de ce qui a été fait lors des opérations ENR et CCR (un tel catalogue permettant ou non la prise de commande, en fonction du modèle qui sera retenu).

 
 

Les arguments :

 

• Il ne peut y avoir d’entreprises performantes du numérique éducatif sans un véritable marché intérieur sur lequel ces entreprises peuvent s’appuyer.

• Ce marché doit être alimenté par la demande des établissements et des enseignants, comme pour les ressources pédagogiques plus "classiques". Une spécificité du système éducatif français est la liberté pédagogique de l’enseignant qui choisit ce qui correspond le mieux à sa pratique et à son contexte de classe. Vouloir imposer "d’en haut" tel ou tel type de ressources serait largement contre-productif (ce qui n’interdit pas la possibilité de préconisations au niveau national, académique, local… en fonction notamment des priorités affichées : type de support choisi, liaison avec les ENT, etc.).

 

• Comme pour les autres fournitures pédagogiques, les budgets doivent être annuels et reconductibles afin d’assurer aux établissements une pérennité dans leurs choix et de permettre aux entreprises de se projeter dans le moyen et le long terme grâce à une stabilité des recettes (au minimum).

 

• C’est grâce à un marché intérieur fort que les entreprises pourront investir massivement dans l’innovation et atteindre la taille critique qui leur permettra d’être réellement efficaces à l’exportation.

 

 

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