PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

(Un résumé des opinions avancées par diverses organisations pan-canadiennes, des chefs de file et centres de recherche sur le continent nord-américain)

Durant la Guerre Froide, plusieurs pays considéraient la confrontation militaire et nucléaire comme la plus grande menace à la sécurité. Les tensions qu’elle a engendrées sont encore sur la liste des préoccupations majeures, mais la fin de la Guerre Froide a modifié drastiquement la liste des menaces à la sécurité les plus pressantes, et alors que le chômage, la pauvreté, le crime et la délinquance de même que les drogues et le terrorisme ont toujours existés, ces fléaux semblent maintenant se glisser d’une facon insidieuse au premier rang. Aujourd’hui, l’ouverture des marchés, la montée de la démocratie et l’échange d’information se présentent comme des éléments dans la croissance mondiale. Cependant, nous nous trouvons en présence d’un phénomène nouveau qui fait que la globalisation met en présence, côte-à-côte, le meilleur et le pire, ce qui fait que la compréhension entre nations et cultures n’a jamais été aussi essentielle pour assurer la paix et la croissance à l’échelle mondiale.

L’éducation se présente comme un moyen par excellence pour combattre l’inaction et pour développer les valeurs et la conscience nécessaires pour surmonter l’ethnocentrisme, le racisme, la violence, la domination et la dégradation environnementale. On peut changer les choses! Les systèmes d’éducation qui, sans s’en rendre compte, développent une attitude qui n’incite pas les gens à chercher des solutions aux problèmes pour ensuite les mettre en pratique, doivent mettre fin à cette apathie qui est le produit de la pauvreté et du confort des personnes bien nanties. (AIESEC, 1994)

Quoique l’éducation soit une responsabilité provinciale, le fait demeure que tous les Canadiens partagent certaines préoccupations vis-à-vis l’éducation. La déclaration conjointe (en août 1993) du Conseil des Ministres de l’Éducation au Canada en fait foi (voir plus loin) et montre bien que les Ministres sont conscients de l’ampleur du défi à relever (1). À sa réunion d’août l993, le Conseil des Ministres de l’ Éducation a reçu de ses chefs provinciaux le mandat de prendre l’initiative de changer et de promouvoir une concertation nationale sur l’éducation au Canada. Le Conseil a alors arrêté son attention sur quatre thèmes, à savoir : la qualité, la responsabilité, l’accessibilité, la mobilité de l’éducation. Plus spécifiquement, le Conseil a mis l’accent sur les interventions suivantes:

  • L’examen de la comparabilité du curriculum et l’étude conjointe portant sur le développement de curricula; La continuation et l’expansion du « Programme des indicateurs des rendements scolaires »;
  • Un regard à l’échelle canadienne, de l’apprentissage et de l’éducation à distance, particulièrement au niveau du postsecondaire;
  • Le développement de nouveaux liens et une coopération accrue avec les étudiantes, les étudiants, les parents, les organisations du monde de l ‘éducation, les fédérations et institutions, les secteurs des affaires et du travail, et cela dans un contexte d’apprentissage continu.
Print Friendly
Categories: UNIVERSITES D'ETE

Répondre