PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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In Le Conseil National du Numérique (CNNum) :

Accéder au site source de notre article.


L’éducation d’une part et le numérique d’autre part sont deux domaines dont les relations ont une histoire déjà longue, jalonnée de débats sur les équipements (de la classe, des établissements, des enseignants ou des élèves), la formation des enseignants, la pédagogie, les particularités d’un numérique éducatif en relation et souvent en opposition avec le numérique ordinaire.

Le Conseil a constitué un groupe de travail dédié à ces thématiques et souhaite initier ses travaux sur trois premiers grands domaines de réflexion : 

1. Les décrocheurs, les expérimentations, les innovations, les coopérations

Le Conseil s’intéresse au rôle que le numérique peut avoir dans les expérimentations concernant les élèves décrocheurs. En allant chercher les publics éloignés, nous pensons découvrir des situations extrêmes, créatives, qui pourraient aussi profiter à l’ensemble des enseignants, des élèves et des parents, en particulier sur les processus d’individualisation, de learning by doing, de coopérations accrues. Ces expérimentations poussent également à s’interroger sur les nouvelles situations d’enseignement, socialisées, se poursuivant hors du temps et de l’espace de l’école grâce au numérique. 

2. La recherche, l’édition, les plateformes

Le groupe de travail du CNNum est convaincu de la nécessité d’une recherche (avec des équipes dédiées, différente des disciplines maîtresses dans le champ, c’est-à-dire les sciences de l’éducation ou les SIC, et relevant en tant que Digital studies d’une épistémologie des sciences , techniques , discours et pratiques numériques).

Parmi les thèmes liés à cette recherche se dessine en particulier une image de l’enseignement comme processus continu d’édition, la donne éditoriale étant transformée d’une part par la coopération, d’autre part par les capacités d’auto-édition. Cela pose du même coup les questions des rôles recomposés de l’édition scolaire et des plates-formes d’enseignement.

A propos de ces plates-formes, le CNNum s’interroge entre autres sur leur place dans le “service public numérique”, sur leur impact pour l’enseignement primaire et secondaire, sur les transformations de la relation parents-enfants-enseignants qu’elles apporteront.

3. Littératie, programmes, enseignement de l’informatique

L’analyse serait incomplète sans un retour sur les thèmes abordés dans le rapport e-inclusion remis au gouvernement en novembre dernier, et notamment le concept de littératie. Lors de cette précédente saisine force à été de constater une réalité : peu de gens en France, à part les acteurs du monde associatif, ont conscience de l’omniprésence de compétences issues du numérique dans toutes les opérations de la vie courante.

Au-delà des manipulations instrumentales et même de la communication, ces compétences couvrent aussi les transformations de lecture, de perception, d’interprétation, des partages d’information, des écritures de textes seconds à partir de documents sources, des identités, etc. La littératie désigne cet éventail et l’enseignement initial a bien sûr un rôle essentiel pour permettre à tous les citoyens d’en disposer. 

Les 3 (premiers) vendredis contributifs

Dans la continuité de la démarche innovante adoptée avec succès pour les saisines précédentes (fiscalité du numérique et e-inclusion), nous souhaitons initier la concertation sous la forme de trois “vendredis contributifs”, temps d’échanges et de réflexion collective entre les membres du groupe de travail du Conseil et des personnalités extérieures reconnues pour leurs compétences ou leur implication sur le sujet.

Les trois premières sessions prévues s’articuleront autour des domaines décrits plus haut, selon le calendrier suivant :

    • 10 janvier 2014 (14h à 17h) : “L’accueil des élèves décrocheurs, les expérimentations, les innovations, les coopérations”

    • 24 janvier 2014 (9h30 à 12h30) : “La recherche, l’édition, les plates-formes”

    • 7 février 2014 (14h à 17h) : “Littératie, programmes, enseignement de l’informatique” 

D’autres sessions seront organisées en tant que de besoin pour affiner les idées, creuser les sujets, répondre aux interrogations qui auront pu émaner de ces trois sessions initiales. 

La contribution écrite préalable

“Nous vous proposons de répondre par écrit à ce questionnaire et de nous adresser votre texte une semaine avant le vendredi auquel vous souhaiteriez  participer. Ce questionnaire a pour but de préparer les échanges. A partir de ce cadre commun, nous sollicitons votre expérience et votre regard. Nous avons fait de la réponse à ce questionnaire une condition de participation. Lors des vendredis contributifs, vos interlocuteurs auront lu votre texte, auront consulté les liens que vous nous indiquerez. Le dialogue pourra s’engager rapidement et en profondeur. Vos contributions seront publiées sur le site du CNNUM. Elles feront partie intégrante du rapport final.

L’objectif des travaux est d’énoncer des recommandations. Nous ne rédigeons pas, ensemble, un nouveau rapport sur l’éducation numérique. Il y en a à foison, et de très bons. Nous voulons apporter une synthèse originale des points de vue, avec une vision large, et même prospective. Nous avons besoin de mettre au jour des faits essentiels, des cas sur lesquels s’appuyer, et aussi des horizons neufs, des réalités qui dérangent. Nous entendons parvenir à des recommandations qui favoriseront la compréhension des enjeux par le grand public et les professionnels de l’éducation, et aideront à mobiliser les énergies. Les enjeux de notre travail sont ambitieux, .

Nous y parviendrons grâce à vous et aux problématiques que vos récits et idées feront émerger des vendredis contributifs.” 

Sophie Pène, membre du CNNum, pilote de la saisine “Education”


 Télécharger le questionnaire

A retourner à l’adresse suivante : education@cnnumerique.fr


 Nom – Prénom :

Organisme / Fonction : 

Je souhaite participer au vendredi contributif n° : 

  • #1. “L’accueil des élèves décrocheurs, les expérimentations, les innovations, les coopérations” – 10 janvier 2014

  • #2. “La recherche, l’édition, les plates-formes” – 24 janvier 2014

  • #3. “Littératie, programmes, enseignement de l’informatique” – 7 février 2014 

Questions

1. Par rapport à votre expérience du numérique dans l’éducation, quels sont les aspects nouveaux, positifs ou négatifs, que vous voyez émerger aujourd’hui ?

2. Comment formulez-vous, toujours selon votre expérience et analyse, les enjeux principaux du numérique pour l’enseignement ? Aujourd’hui et pour le futur ?

3. Sur quels aspects de l’éducation numérique la France doit-elle progresser ? Quels sont ceux sur lesquels la France dispose de bons atouts, aux niveaux européen et ou international ?

4. Si vous deviez citer une expérience emblématique, en France ou à l’étranger – de préférence en dehors de celles que vous menez vous-même – en matière d’éducation numérique, quelle serait-elle ? Peut-elle nous inspirer ?

5. Que faudrait-il pour que les succès dont vous avez connaissance “passent à l’échelle”, et puissent être intégrés dans une politique publique à l’échelle nationale ?

6. S’il y avait une décision nouvelle, première et essentielle, à mettre en oeuvre, qui concernerait-elle ? en quoi consisterait-elle ?

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