PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

Print Friendly

In datapresse :

Accéder au site source de notre article.


"En 2007, selon la dernière enquête Génération du Céreq, 130 000 jeunes sont sortis du système scolaire sans diplôme. Depuis des années, la formation initiale ne suffit donc pas à les doter d’une qualification en vue de leur insertion sur le marché du travail. Nombre de voix s’élèvent pour dire que s’ils n’ont pu trouver dans l’école un cadre qui leur permette de poursuivre aisément leur formation, une autre voie est possible. Il s’agit de celle de l’alternance, fondée sur l’articulation d’une formation en centre de formation et en entreprise, avec une qualification à la clé.
La formation en alternance a depuis longtemps fait ses preuves. Les jeunes qui en sont issus affichent des conditions d’insertion professionnelle plus avantageuses que ceux qui ont obtenu leur diplôme par la voie classique. D’où le projet des pouvoirs publics d’augmenter fortement le nombre de jeunes alternants. L’objectif est ambitieux et suscite aujourd’hui nombre de mesures.
Les pouvoirs publics jouent sur deux versants. D’un côté, ils incitent financièrement les entreprises à multiplier les places en alternance. De l’autre, ils tentent d’amener les jeunes à s’engager sur cette voie en améliorant les conditions de vie des alternants, et en faisant valoir les perspectives ouvertes au plan professionnel.
Dans ce domaine, l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat (APCMA) joue un rôle majeur. Elle recouvre un champ dans lequel l’apprentissage occupe de longue date une place importante. Par ses traditions et ses perspectives, l’artisanat contribue de façon déterminante à son développement, particulièrement pour les niveaux IV et V qui concernent au premier chef les jeunes dont il est question.
Le Céreq restitue ici la parole de son président qui porte de nombreuses propositions en vue d’améliorer les dispositifs existants et d’accroître le nombre d’alternants. Accentuer les efforts en matière d’information et d’orientation, réviser les règles de rémunération de l’apprenti, établir de nouvelles passerelles entre les différents systèmes, quel que soit le niveau de formation initiale, et ce tout au long de la vie, constituent quelques points fort de l’entretien. Toutefois, si nous lui ouvrons nos pages, ses propos n’engagent que lui.
Deux témoignages de jeunes apprentis viennent rappeler les atouts d’un dispositif qui trouve cependant ses limites dans son financement. L’enjeu est en effet de soutenir les efforts sur les niveaux IV et V, auxquels sont associées les difficultés d’insertion les plus flagrantes."

Répondre