PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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In L’Expresso – le Café Pédagogique – le 12 mars 2014 :

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"Les toilettes c’est une question politique". Responsables de l’entretien et de la construction des lycées, les régions sont au coeur des réflexions sur l’entretien des toilettes et l’accessibilité des établissements aux jeunes handicapés. Concrètement quelles solutions préconisent-elles pour améliorer les établissements dans un moment de fortes contraintes budgétaires ? Henriette Zoughebi, vice présidente du Conseil régional d’Ile-de-France en charge des lycées, présente ses méthodes pour les 471 lycées publics franciliens. 

Où en est l’accessibilité des lycées en Ile -de-France ? Qu’allez vous faire pour améliorer son taux ?  

Ce qui a été décidé c’est déjà de rendre le lycée accessible à chaque fois qu’un jeune handicapé demanderait à y être élève. Dans ce cas on effectue les travaux nécessaires pour son accueil. On répond à la demande. C’est une approche pragmatique. On a aussi un plan qui a pour objectif  que tous les jeunes handicapés puissent trouver un lycée accessible dans leur bassin de vie quelque soit la filière qu’ils choisissent. C’est le même souci de rendre els choses simples et fluides pour les jeunes. 

L’objectif de 2015 n’était pas réaliste ? 

L’accessibilité générale en 2015 ça parait en Ile-de-France comme ailleurs trop complexe. En 2022, pas en 2015, on devrait avoir 216 lycées en conformité complète soit 45% des lycées. Notre idée actuellement c’est qu’un jeune handicapé puisse trouver un lycée accessible pour la filière de son choix. Il faut bien voir que la région compte des lycées historiques par exemple  où la mise en conformité est très difficile et coûteuse et que l’Etat ne nous aide pas financièrement pour la mise en conformité Alors on a une approche pragmatique mais qui s’appuie sur les avis et les conseils du Conseil régional du handicap. 

La question des toilettes revient régulièrement. Pourquoi n’arrive-t-on pas à une solution ? 

C’est un vrai sujet politique. Très souvent les jeunes que je vois dans les lycées m’en parlent. Et quand je vais dans els lycées j’observe des toilettes isolées au fond de couloirs, parfois condamnées, parfois avec des portes qui ferment pas ou sans papier.  C’est étonnant de voir que cet élément du vivre ensemble n’est pas mieux traité. Il y a quelque chose qui relève de l’irrespect de l’école envers les jeunes. 

Pour moi c’est une question prioritaire. Souvent on me fait remarquer, comme récemment dans une discussion avec un CVL, que les toilettes refaites sont dégradées rapidement. Je pense qu’il faut une approche comparable à celle de la violence scolaire. C’est un sujet dont on doit parler. Il faut faire un travail éducatif. Ce n’est pas qu’une question matérielle. Certes il faut créer les conditions matérielles au départ avec des  toilettes agréables. Ensuite il faut que la communauté éducative travaille sur cette question avec tous les personnels. Il faut que les jeunes puissent en débattre avec tous ces agents. Il faut aussi que ls établissements disposent de davantage de personnel pour la surveillance. Mais rien en remplace le travail éducatif. 

Propos recueillis par François Jarraud

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