PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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La lutte contre les sorties précoces figure au premier rang des objectifs de la stratégie Europe 2020.
Le taux de sortie sans diplôme qualifiant ne devrait pas alors dépasser 10% dans l’Union européenne. En 2013 ce taux de sortie était de 12%. La cible nationale peut changer selon les pays. En France elle a été fixée à 9,5% d’ici 2020. Actuellement 9,7% des jeunes âgés de 18 à 24 ans, résidant en métropole, sont des sortants précoces, chiffre à prendre avec prudence car la France utilise d’une part l’indicateur européen des sorties précoces et d’autre part, l’indicateur des sortants sans diplôme ou uniquement avec le brevet des collèges.
Le premier s’applique à un flux (les sortants de formation initiale, soit 15%), le second à un stock (les 18-24 ans, soit 9,7%). Les taux de sorties précoces vont de 23,6% en Espagne à moins de 5% en Slovénie. La plupart des États membres du Nord ou de l’Est de l’Union européenne comptent moins de 10% de sorties précoces. Les disparités s’expliquent par le développement de l’enseignement secondaire à des moments différents selon les pays. Il apparaît, d’après l’étude, que le développement et la valorisation des enseignements professionnels protègent du décrochage, notamment dans des pays disposant d’un système d’apprentissage conséquent. En revanche les pays du bassin méditerranéen où l’enseignement secondaire est marqué par l’existence de filières sélectives et/ou par la faiblesse des certifications professionnelles ont un taux élevé de sorties précoces.
La note présente quelques exemples de politiques qui ont été mis en place : ainsi aux Pays-Bas, plusieurs obligations ont été instituées par la loi : une année de scolarisation supplémentaire à temps partiel jusqu’à 18 ans ; un signalement des décrocheurs par l’établissement. Un outil numérique de repérage précoce de l’absentéisme et du décrochage pour suivre individuellement les élèves concernés a été mis en place ; la coordination des acteurs locaux (services sociaux, médicaux, judiciaires, centres de promotion de l’emploi) et le renforcement de la filière professionnelle en liaison avec les acteurs économiques expliquent ce taux inférieur à la moyenne européenne.

Dans l’ensemble de l’Union européenne, le taux de sortie précoce des femmes (10,2%) est inférieur à celui des hommes (13,6%), en revanche les femmes sont moins en emploi et davantage dans des situations d’inactivité.

Sources : DEPP-Note d’information n° 09 – Mars 2015

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