PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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Aymar de Germay et Jean-Marie Vinas,respectivement maire de Marmagne (Cher), premier vice-président de la communauté d’agglomération Bourges plus et fondateur et président de Hâ-Hâ et associés, cabinet de conseil en communication de changement et d’influence

Avec de fortes contraintes budgétaires, le projet de loi « Notre » et le vent d’alternance qui souffle sur le territoire, le management public vivra certainement un véritable tournant en 2015. A nouvelle donne, nouvelle gouvernance territoriale !

Pendant longtemps, le sésame de l’élection, ou de la réélection, consistait à offrir toujours plus de travaux, de services, d’événements culturels ou sportifs… L’élu devait être visionnaire, ambitieux et bâtisseur. Avec pour devise assumée je dépense, donc je suis ! Des villes et territoires ont ainsi été redessinés et modernisés avec succès.

Le revers de la médaille ? Une politique financée à coup de dotations, d’impôts et d’endettement sans cesse à la hausse. Mais ça, c’était avant la crise. Avant que les contraintes budgétaires ne deviennent l’alpha et l’oméga de la gestion publique locale. Aujourd’hui, le management public se trouve confronté au défi de s’adapter rapidement à une nouvelle règle du jeu : dépenser mieux et moins, voire… beaucoup moins !

Pédagogie du changement

Le passage de l’élu bâtisseur à l’élu gestionnaire est une véritable révolution culturelle. Il s’agit de réformer, rationaliser, mutualiser, mais également remettre en cause et supprimer. On doit s’inspirer de certaines méthodes du privé pour transformer les organisations publiques. Démarche de conduite de projet, rationalisation des achats, certification ISO 9001, comptabilité analytique, management par objectif… : des outils que l’on peut utiliser pour améliorer la qualité du service public. Sans le dénaturer !

Ceci doit s’accompagner d’une pédagogie du changement aussi bien auprès des habitants que des agents territoriaux et des élus. Un accompagnement du changement et une communication appropriée sont nécessaires pour les faire adhérer à ces nouveaux enjeux. Il faut même aller plus loin et ne pas hésiter à coconstruire le changement en donnant à chacun les éléments de contexte et en évitant de faire valider par une fausse concertation une réforme déjà calée.

Voilà la révolution copernicienne à laquelle les élus, les cadres et les territoriaux sont confrontés. Une opportunité de prouver aux Français qu’ils peuvent, eux aussi, se remettre en cause et réinventer le service public local dans un monde qui change chaque jour un peu plus.

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