PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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"Lors de la Journée d’échanges organisée le 22 janvier par le réseau TTnet France et le Centre Inffo, ÉvelyneDeret, spécialiste de la formation d’adultes à l’Université Paris-Dauphine, a proposé quelques points de synthèse sur la question du “sens de l’accompagnement”.

Un constat, en forme d’ouverture : nous sommes passés en trente ans du “stage” à la “FOAD”. L’ingénierie de formation, a expliqué Évelyne Deret, a progressivement “accompagné un mouvement de déplacement des collectifs de travail considérés comme des sources d’apprentissages et des aides au remaniement identitaire à une forte individualisation de la formation”.

Les figures d’accompagnement, a-t-elle poursuivi, s’inscrivent donc dans un contexte “où se déploient des problématiques de socialisation”, d’“articulations d’actes formatifs éclatés” et de bouleversement dans la transmission des savoirs. Tout d’abord, en termes de “socialisation” de l’apprenant : il s’agit, avec les accompagnements, de réintroduire du “lien social”, des figures de professionnels qui permettent ces remaniements identitaires liés à toute formation. Pour Évelyne Deret, “ce lien a été expulsé, fragmenté. Bref, il manque”. Ensuite, la cohérence d’actes formatifs répartis et partagés sur des multiples acteurs-formateurs (tuteur, coordonnateur, accompagnateur, etc.) est à reconstruire, pour que l’apprenant y retrouve la continuité indispensable à l’apprentissage. Enfin, en matière de transmission des savoirs, deux points sont à noter. D’une part, les modalités d’apprentissages actuels, via internet, les portails, les plateformes, etc., annoncent des changements profonds dans la transmission des savoirs. Ceux-ci sont à actualiser et à renouveler plus vite que par le passé, et sont disponibles sous d’autres formes. Mais la médiation, “qui a toujours fait l’apprentissage”, doit se recomposer via les accompagnateurs, lesquels “peuvent en savoir moins que leurs formés”

D’autre part, les processus de travail et de formation impliquent une montée en puissance des “retours réflexifs” sur la pratique et sur la formation. La formation traite de plus en plus, au-delà des savoirs, des “méta savoirs” et valorise les dimensions “métacognitives” dans la transmission. Or cela ne peut se faire sans accompagnement. “La pratique de la VAE en est l’illustration par excellence”, a souligné Évelyne Deret. Ainsi, l’accompagnement “se situe entre deux extrêmes” : “trop de formalisation pour servir ce souci de cohérence, d’articulation et de continuité” ; et “trop d’éclatement et de dispersion, pléthore d’acteurs qui risquent de laisser le sujet en plan”.

Centre INFFO

Source : Inffo Flash n° 696, 16 au 28 février 2007

Categories: 3.6 Accompagnement

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