PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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Ils sont aujourd’hui la caricature de cette pratique qui consiste à constater et prendre acte des évolutions négatives de la démographie des territoires, des écarts grandissants entre ceux qui sont soumis à l’arrivée des lotissements et ceux qui se désertifient. Déjà, au-delà des écoles, se pose l’avenir de nombreux collèges et lycées en centre-ville, dans les territoires ruraux, dans les quartiers d’habitat social. On applique toujours les règles de fermetures "normées" qui accentuent encore les écarts sans aucune réflexion sur les stratégies à développer. La carte scolaire se construit ou se défait de façon obscure, entre des acteurs internes à l’éducation, sans vision autre que celle des chiffres constatés à l’instant des arbitrages. C’est sûrement un des sujets où l’éducation en tant qu’institution peut trouver enfin une accroche avec le développement solidaire des territoires et avec toutes les forces mobilisables autour de ce thème. Certes, la question doit être traitée dans la durée, en relation avec ce qui est fait dans le domaine de l’urbanisme et du logement. C’est la gestion coordonnée des programmations dans un nouveau contenu contractuel qui peut obliger les changements de méthodes et de comportements. On doit pouvoir progressivement trouver des alternatives aux fermetures envisagées, on .doit pouvoir inventer de nouveaux établissements de tailles adaptées à la diversité des situations avec des vies scolaires attractives, des pensionnats d’un nouveau type, des activités sportives et culturelles. Autrement dit compenser par des éléments novateurs les pertes d’effectifs de nos écoles, de nos collèges, de nos lycées en les ouvrant eux aussi sur les territoires en en faisant des lieux éducatifs solidaires. L’État, les Régions, les Départements ont ici une politique à inventer. Elle est urgente. Sans elle, nous iront vers le pire des scénarios où l’éducation sera plus encore l’institution qui constate la dislocation des territoires, celle qui les aggrave. Toutes les marges de manoeuvre de l’Éducation devront être mises au service de cette cause de la solidarité des territoires, occasion pour elle-même de se réinventer en sachant s’adapter à la diversité des situations.

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