PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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Le thème de l’intelligence collective traité dans le dernier « focus » du Labo de l’ESS, rejoint celui de la co-production de l’intérêt général. Intelligents ensemble, par « la connexion des idées, des connaissances et des pratiques », on est plus pertinent et plus efficace. Le même raisonnement vaut aujourd’hui pour la production de l’intérêt général et d’une richesse économique plus équitable.

Longtemps ces deux notions ont été abandonnées aux monopoles de l’Etat, pour l’intérêt général, ou des seules entreprises privés lucratives, pour la création de la richesse. La méfiance et le scepticisme ont marqué les rapports entre entreprises et associations dans les années 80-90. Durant les années 2000, nous assistons à une amorce de rapprochement avec la signature d’une charte d’engagements réciproques entre l’Etat et le Mouvement associatif mais aussi l’inclusion progressive de la RSE dans les entreprises. Des structures comme FACE et l’IMS sont créées. L’émergence de l’entrepreneuriat social favorise un nouveau dialogue entre le monde des entreprises et le monde social. Une tectonique des plaques rapproche ainsi doucement les acteurs.

Les années 2010 poursuivent la tendance et ouvrent l’ère de la co-production. Aucun des acteurs ne détient seul la solution à nombre de problèmes. Il faut donc coproduire les solutions en associant de plus en plus les citoyens. Face à la mondialisation, l’économie de proximité suscite des partenariats dont les PTCE sont l’expression. Les collectivités territoriales se rapprochent de l’ESS, pour inventer de nouvelles coopérations d’intérêt général, telles que les SCIC qui se développent maintenant à grande vitesse, …

Quatre enjeux me semblent essentiels pour aller plus loin dans ce mouvement de fonds de nos sociétés démocratiques. Promouvoir les changements culturels et la formation à la co-construction (à commencer par l’ENA), développer une boîte à outils et des méthodologies ; travailler davantage les enjeux de gouvernance pour plus de transparence sur les processus permettant la co-construction ; mieux mesurer la valeur ajoutée des partenariats et les impacts sociétaux de la co-production ; enfin faire émerger une nouvelle forme de droit du partenariat dont les SCIC ne sont qu’une première forme.

Nous ne sommes qu’au début de cette ère de la Co-production de l’intérêt général. Car disons tout net qu’on ne naît pas coproducteur : on le devient !

L’ESS par sa position peut y jouer une partition essentielle. Raison pour laquelle le Labo restera en position de veille active sur le sujet

Hugues Sibille
Président du Labo

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Categories: 4.2 Société