PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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Dans une réponse à une ques­tion par­le­men­taire, le minis­tère de l’Education natio­nale détaille les actions prises en faveur des logi­ciels libres dans ses ser­vices et dans les établis­se­ments scolaires.

Interrogée par a dépu­tée écolo­giste Isabelle Attard sur son usage des logi­ciels libres, le minis­tère de l’Education natio­nale a publié sa réponse ce mardi.

Le minis­tère détaille ses efforts pour se mettre en confor­mité avec la cir­cu­laire Ayrault du 19 sep­tembre 2012, qui encou­rage les admi­nis­tra­tions publiques à don­ner la pré­fé­rence aux logi­ciels libres. L’Education natio­nale affirme avoir entamé "avant même la publi­ca­tion de la cir­cu­laire (…) des actions de migra­tions de logi­ciel pro­prié­taire vers les outils du libre", déployés "dans tout le minis­tère, admi­nis­tra­tion cen­trale, ser­vices décon­cen­trés, établis­se­ments publics et écoles".

4.000 ser­veurs Linux dans les rectorats

L’Education natio­nale a ainsi testé cou­rant 2011 la suite libre Squash de la société Hénix (un outil de ges­tion de réfé­ren­tiels de tests). Suite à ces "expé­ri­men­ta­tions qui se sont mon­trées concluantes", un comité de pilo­tage du minis­tère a sta­tué sur l’abandon pro­gres­sif de l’outil HP au pro­fit de Squash.

D’autres efforts incluent notam­ment le déploie­ment dans les rec­to­rats aca­dé­miques de "plus de 4 000 ser­veurs basés sur le sys­tème d’exploitation « Red hat » (dis­tri­bu­tion de Linux)", le déploie­ment des solu­tions libres d’inventaire et de ges­tion de parc infor­ma­tique "OCS Inventory" et "GLPI" dans la moi­tié des aca­dé­mies, le déve­lop­pe­ment par la DGESCO de la plate-forme de for­ma­tion en ligne "Pairform@nce" à par­tir de Moodle, et l’usage géné­ra­lisé de la suite bureau­tique OpenOffice par le corps ensei­gnant "comme un outil de tra­vail par­tagé avec les élèves".

Les logi­ciels libres peu mis en avant dans la loi de refondation

Le minis­tère a en outre déve­loppé depuis 2008 sa propre "forge de déve­lop­pe­ment" pour la créa­tion col­la­bo­ra­tive de nou­veaux outils, "uti­li­sée par tous les pro­jets natio­naux du minis­tère depuis 2011" et "basée sur des briques du logi­ciel libre".

Le gou­ver­ne­ment avait sus­cité une polé­mique en juin der­nier lorsqu’il avait relé­gué dans la loi de refon­da­tion de l’école l’usage des logi­ciels libres au rang de simple pos­si­bi­lité dont il fal­lait "tenir compte", alors que dans les pre­mières ver­sions du texte le recours au logi­ciels libres était pré­senté comme une "prio­rité". L’April, orga­nisme de pro­mo­tion des logi­ciels libres, y avait vu l’influence de Syntec, syn­di­cat patro­nal des indus­triels du numé­rique, et de l’Afdel, l’association fran­çaise des éditeurs de logiciels.

La loi ESR pro­mul­guée le 23 juillet der­nier sti­pule bien par contre, dans son article 9, que "les logi­ciels libres sont uti­li­sés en priorité".

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