PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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L’éducation ne s’arrête pas aux murs de l’école : voila une évidence portée par les écologistes qui est de plus en plus partagée aujourd’hui. La mise en place des premiers « Projets éducatifs de territoire (PEDT)», en septembre 2013, devrait être une occasion de le vérifier. Car il y a là un enjeu essentiel : la politique locale sera-t-elle le cadre durable d’une vraie éducation partagée entre tous les acteurs qui agissent auprès des enfants : parents, enseignants, associations, collectivités ?

Les écologistes se sont franchement engagés l’an dernier pour favoriser la création des PEDT. Force est de constater aujourd’hui que le cadre réglementaire et financier joue contre la dynamique qu’ils défendent : un travail de remise à plat et de construction collective par les acteurs d’un vrai projet éducatif de territoire, porteur d’une vision globale de l’enfant, respectant chacun des acteurs et garantissant l’égalité sur les territoires ; une vraie complémentarité entre le service public d’éducation – qui reste le garant de l’égalité républicaine – et les élus locaux, avec les parents et tout le tissu associatif, culturel et économique de proximité.

Le décret du 24 janvier 2013, celui du 2 août 2013, la circulaire du 20 mars 2013, les derniers arbitrages financiers donnent une impression d’illisibilité qui laisse, une fois de plus, l’avantage aux experts, à ceux qui ont les moyens de s’informer et les outils pour travailler ; cela engage un processus d’exclusion pour certains parents, certains partenaires de l’école et certaines
communes.

Aujourd’hui, partout, les acteurs de bonne volonté pointent des difficultés de mise en œuvre : manque de personnel qualifié et disponible, insécurité juridique pour les communes, insécurité du financement par les collectivités, coupes inopportunes dans les subventions des associations potentiellement intervenantes Surtout le manque de souplesse du cadre proposé empêche d’imaginer des solutions innovantes et ambitieuses qui permettent aux acteurs de réellement coopérer.

Nous regrettons vivement que les textes ministériels n’aient pas autant d’ambition que celle portée par les organisations et collectivités signataires de l’Appel de Bobigny. Elles sont même en-deçà de la circulaire créant les Projets éducatifs locaux signée en 1998 par 4 ministres : Ségolène Royal (enseignement scolaire), Marie-Georges Buffet (Jeunesse et Sports), Claude Bartolone (Politique de la Ville) et Catherine Trautmann (Culture).

Une évolution est déjà prévisible : des communes seront contraintes de choisir la simple garderie.
La situation d’isolement qu’on trouve dans de nombreuses communes rurales perdurera.
 

Document(s) associé(s) :

pdf/Education_CF_EELV_20130914.pdf

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