PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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La synthèse de cette table-ronde à laquelle participait un membre de l’Unsa-Education et un membre du SNPDEN est disponible en intégralité sur le site de la 12ème édition de Ludovia, l’université d’été du numérique.

Problématique :

Le numérique est entré dans l’école, parfois par la fenêtre, et fait partie des pratiques pédagogiques de nombreux enseignants – mais nombreux sont ceux qui n’y ont pas recours. Par ailleurs, s’il est entré dans le quotidien de nombreux enfants et adolescents, par le biais des ordinateurs familiaux, des téléphones portables et des tablettes, il semble que les animateurs ont des difficultés à le prendre en compte dans les activités péri-scolaires et de loisirs. Peut-on comparer les usages numériques respectifs de l’école et de l’éducation populaire ? Le numérique peut-il aider à développer les pratiques de co-éducation ?
Cette table ronde veut faire un premier état des lieux : numérique et co-éducation, quelles pratiques ? Quels échanges sont possibles entre animateurs  et enseignants autour du numérique à l’école, au collège, au lycée? Quelles pratiques favorisent la co-éducation, quelle place peut y prendre le numérique ?

Intervenants : Stéphanie de Vanssay, Jamel El Ayachi, Salim Zein
Animateur : Patrick Mpondo Dicka
Synthèse rédigée par Stéphanie de Vanssay et Caroline Jouneau-Sion

LE NUMÉRIQUE, CATALYSEUR DE CO-ÉDUCATION ?

Le numérique est entré dans l’école, et le numérique de travail (par opposition aux loisirs) entre par le biais des devoirs dans le domicile familial. Par ailleurs, les jeunes ont des pratiques numériques, qui sont parfois mal prises en compte par l’école et par le péri-scolaire. Pourtant monde de l’éducation, monde de la famille et monde de l’animation ont des choses à se dire. Le numérique permet-il de faire travailler ces mondes ensemble ?

Les invités de cette table-ronde sont soit des meneurs de projets de terrain, comme Jamel El Hayachi, collège André Saint Paul du Mas d’Azyl, et Salim Zeyn, game designer à l’initiative du projet Arcadémie, soit spécialistes de la médiation numérique, comme Nathalie Colombier. Cette dernière a dirigé l’équipe française de l’encyclopédie Encarta et créé Declickids, un site qui passe en revue les applications numériques pour la jeunesse. Stéphanie de Vanssay est à la croisée des deux mondes : professeure des écoles, ancienne éducatrice spécialisée et animatrice en centre de vacances, elle est aussi conseillère technique sur numérique et éducation à l’Unsa-Education, serial twitteuse et créatrice du TwittMOOC.

Le modérateur invite les participants à donner leur point de vue sur la place du numérique dans la co-animation, à partir des projets menés.

LE NUMÉRIQUE COMME SUPPORT DE PROJETS COMMUNS

Le numérique est d’abord un objet autour duquel peuvent être montés des projets communs entre l’école et le périscolaire. Salim Zeyn décrit le projet Arcadémie qui vise à faire fabriquer un jeu vidéo par des jeunes de 6 à 20 ans. Pendant le temps scolaire, il travaille la créativité en interdisciplinarité. Pendant les activités périscolaires, les jeunes testent des jeux vidéo pour étudier le gameplay.

LE NUMÉRIQUE POUR CRÉER DU LIEN

Jamel El Hayachi est obligé de pratiquer la co-éducation dans son collège du Mas d’Asil dont les élèves viennent de 32 communes réparties sur 4 cantons ariégeois. Un défaut sur l’un des trois pôles éducatifs (scolaire / périscolaire / famille) entraîne l’échec scolaire. Il tente donc d’utiliser des dispositifs numériques pour mettre en relation les différents acteurs. Il a testé plusieurs solutions : l’ENT, les réseaux sociaux avec par exemple une chaîne Youtube par lesquels il valorise le travail des élèves et enseignants. Il a aussi tenté de consulter les familles sur un sujet spécifique (l’assouplissement du réglement intérieur pour les élèves de 3ème), il a fait un mur collaboratif en ligne (Padlet) et a invité les parents, les élèves et les professeurs à s’y exprimer, mais cela n’a pas fonctionné. Il n’abandonne pas l’idée pour autant qui sera relancée après une réunion qui lèvera, il l’espère, les réticences des uns et des autres à intervenir via un outil numérique collaboratif.

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