PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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Douzième billet et dernier billet concernant ma conférence du 3 septembre 2015 à l’INETOP. Ce sera la conclusion que je formulais à l’époque. Dans le billet précédent, je signalais l’unification du champ de la psychologie au sein de l’éducation par le nouveau statut, une autre opération. Or on observe également une unification du champ de l’orientation avec la mise en œuvre du SPRO.

Vers une unification du champ de l’orientation

Avec la mise en œuvre du SPRO (service public régional d’orientation) on observe quelques conditions d’une unification du champ de l’orientation. L’ensemble des services d’orientation sur chaque territoire d’une région doivent mettre en place une collaboration afin d’être capable de recevoir, au moins pour un premier contact, n’importe quel public. Des formations communes doivent se mettre en place afin de rapprocher les « cultures » de ces organismes qui dépendent de ministères différents ou relèvent d’associations. Les formations de leurs personnels sont différentes, les statuts, rémunérations, les pratiques, le sont également, ainsi que le les publics reçus. Il s’agit d’un patchwork !

Ce rapprochement suppose de partager des objectifs (en partie nouveaux pour chaque organisme), et de recevoir l’ensemble du public, et pour les CIO d’être en mesure de répondre à un public d’adultes, d’informer sur la formation continue, de s’occuper de l’orientation tout au long de la vie. Ces thématiques étaient déjà plus ou moins abordées dans les CIO, mais le plus souvent de manière marginale.

Il faut rapprocher également cela de la lutte contre le décrochage scolaire. Un accord a été signé entre l’Etat et l’Association des régions de France le 29 juillet 2015.

Les différents champs de l’orientation sont ainsi mis en relation, formation initiale et formation continue, éducation et emploi, jeunesse et monde adulte, administrations et associations, le niveau national et le niveau territorial.

Bien sûr nous sommes encore loin d’avoir réuni les conditions d’une profession reposant sur une formation de base commune (comme c’est le cas par exemple au Québec) et cela dépendra également de la détermination des divers personnels concernés.

C’est pourquoi je terminais mon exposé à l’INETOP en septembre par l’appel à un choix stratégique entre l’unification des psychologues de l’éducation nationale et l’unification du champ de l’orientation.

S’engager sur les deux à la fois me semble bien difficile. Mais je crains bien que ce moment soit dépassé, et dans un prochain billet je proposerai un autre commentaire, nettement moins optimiste, des derniers événements de l’actualité de l’orientation.

Bernard Desclaux

Lire la suite : http://blog.educpros.fr/bernard-desclaux/2015/12/04/questionner-lhistoire-de-lorientation-et-des-conseillers-en-france-xii-le-choix-a-venir/