PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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In média.education, le 22 septembre 2010 :

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La direction générale de l’enseignement scolaire a été sollicitée en mai 2009 pour constituer un groupe de travail chargé de recueillir les témoignages de représentants d’associations et de la communauté éducative afin de mieux cerner le phénomène des discriminations à l’École. Ce document est le fruit d’un travail réalisé entre le mois d’octobre 2009 et le mois de mars 2010. Le
travail du groupe a principalement reposé sur une série d’auditions de personnalités qualifiées ou d’acteurs associatifs investis dans le domaine de la lutte contre les discriminations, ainsi que des principaux acteurs du monde éducatif1. Des lectures d’enquêtes ou d’essais ont pu ponctuellement compléter les approches.
Le groupe a également souhaité connaître les dispositifs de lutte contre les discriminations mis en place par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec. Les échanges avec les experts ont permis de constater, par exemple, que les dispositifs d’accueil des enfants en situation de handicap sont très proches des mesures prises en France.
Les auditions – près d’une cinquantaine – ont permis aux membres du groupe de mesurer combien les discriminations constituent une préoccupation majeure pour les différents acteurs du monde éducatif. Par ailleurs, le thème recoupe de grandes problématiques, notamment la prévention de la violence, la diversité à l’École ou l’égalité des chances. L’objectif fut donc d’extraire, parmi la grande richesse des questions abordées, les axes forts qui pourraient étayer l’action de l’institution scolaire
contre les discriminations. Le rapport dégage, à partir de ces auditions, les traits communs à l’ensemble des discriminations pour aborder ensuite quatre formes de discrimination particulièrement étudiées : handicap, sexisme, homophobie, racisme et xénophobie. Enfin, le groupe de travail a élaboré des propositions qui ciblent l’ensemble des discriminations car il a estimé nécessaire de présenter des pistes de travail transversales. Le rapport inclut par ailleurs les propositions présentées par Marie-Jeanne Philippe, recteur de l’académie de Lille et présidente du comité de pilotage de la convention interministérielle pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif. Elles font suite aux cinq journées inter-réseaux organisées par le comité de pilotage en 2009 et 2010 qui ont permis de faire remonter du terrain les principaux enjeux et des exemples de bonnes pratiques. Elles se situent à la fin du texte consacré au sexisme et sont intégrées dans les propositions
 du groupe de travail sur l’ensemble des discriminations. Le contenu de ce document est avant tout le compte rendu de ce qui a été rapporté. Ces auditions ont permis de dégager la manière dont la plupart des associations, les parents d’élèves, les représentants des élèves eux-mêmes ressentent les phénomènes de discrimination. Ce sentiment, exprimé à travers les divers témoignages recueillis, tous d’une grande richesse, n’est pas étayé scientifiquement et ne saurait représenter une réalité, dans sa diversité, confirmée par la rigueur de l’enquête sociologique. Cependant, le rapport constitue une approche qui renforce l’institution dans sa détermination à éduquer pour mieux faire reculer toutes formes de violence discriminatoire. Cette volonté s’est d’ores et déjà manifestée en 2010 par l’inscription de la lutte contre les discriminations comme une priorité du ministère de l’Éducation nationale.

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