PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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In Vous Nous Ils – le 5 juillet 2013 :

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Le pre­mier micro-lycée inté­gré à un lycée pro­fes­sion­nel a été ouvert cette semaine à Agen et cette ini­tia­tive, des­ti­née à aider les jeunes "décro­cheurs", pour­rait être repro­duite ailleurs si elle fait ses preuves, a déclaré jeudi la ministre de la Réussite éduca­tive, George Pau-Langevin.

Le micro-lycée, ins­tallé au sein du lycée pro­fes­sion­nel Antoine-Lomet à Agen, compte pour l’instant six élèves âgés de 17 à 23 ans et doit leur per­mettre de pré­pa­rer un bac pro "Commerce" ou "Gestion et administration".

Le micro-lycée est une des struc­tures mises en place par l’Education natio­nale pour per­mettre à des jeunes âgés de 17 à 25 ans ayant quitté le lycée sans diplôme avant la seconde, des "décro­cheurs", de se rattraper.

De petite taille, le micro-lycée dis­pose d’horaires amé­na­gés et per­met d’atteindre l’objectif (le bac) en un ou deux ans. Cinq struc­tures de ce type exis­taient déjà en France — dans les aca­dé­mies de Créteil, Amiens, Reims et Nice — mais aucune ne per­met­tait de pré­pa­rer un bac professionnel.

Cette struc­ture "va être sur­veillée de près. Nous avons créé un Conseil (natio­nal) de l’innovation pour la réus­site éduca­tive pour pou­voir pré­ci­sé­ment exa­mi­ner ces inno­va­tions locales, les évaluer et voir si on peut les repro­duire", a déclaré jeudi à la presse George Pau-Langevin, en visi­tant l’établissement.

A Agen, les étudiants seront enca­drés par six ensei­gnants volon­taires qui met­tront en oeuvre des approches fon­dées notam­ment sur la moti­va­tion de l’élève, a rap­pelé le Conseil régio­nal d’Aquitaine, qui a investi 112.000 euros dans la struc­ture, mise en place avec la Chambre de com­merce et d’industrie.

"Il est impor­tant que le jeune soit par­tie pre­nante (…). Il y aura un lien impor­tant entre l’élève, l’enseignant et l’entreprise", a aussi expli­qué Pascal Soumier, coor­di­na­teur du micro-lycée, avant de pré­ci­ser que des entre­prises agroa­li­men­taires seraient égale­ment associées.

L’une des élèves, Kamille Novak, 19 ans, a expli­qué à un cor­res­pon­dant de l’AFP com­ment elle avait fini par être "dégoû­tée" du sys­tème sco­laire, tout en réa­li­sant, que sans diplôme, il n’était "pas facile de bos­ser". "C’est une deuxième chance, cela me per­met de reprendre mes études avec à la clef un pro­jet pro­fes­sion­nel", a-t-elle déclaré, en espé­rant pou­voir conti­nuer ses études dans le com­merce international.

A terme, et pour aider les quelque 150.000 jeunes qui sortent du sys­tème sco­laire sans qua­li­fi­ca­tion, la ministre a sou­haité qu’"une struc­ture inno­vante de type micro-lycée puisse exis­ter dans chaque académie".

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