PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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Intyerview de Nathalie Rahhou principale du collège Jean Lurçat à Saint-Denis (93), collège pilote dans le cadre d’une initiative menée par la FNMDP sur l’aide à la parentalité.

loubna Méliane : Quel constat établissez-vous quant à la participation des parents à la scolarité de leurs enfants?

Nathalie Rahhou : Les parents n’ont jamais été démissionnaires et s’intéressent à la scolarité de leurs enfants. Mais ils sont plutôt démunis face à des codes qu’ils ne maîtrisent pas: ils ont besoin d’être accompagnés et ainsi éviter les malentendus avec le système éducatif. Parfois, on arrive à mobiliser les parents lors de remises de bulletin. Mais lorsqu’il s’agit de réunions à thème, c’est plus difficile de le mobiliser.

Comment expliquer, malgré les différentes initiatives mises en place, que le problème persiste?

Les parents ont du mal à venir dans ces structures : on doit donc parvenir à mettre en place un travail de collaboration. Aujourd’hui c’est plus difficile d’être parents et en particulier, dans les quartiers populaires, car ils ont conscience du rôle que l’école peut jouer dans l’avenir de leurs enfants.

Pourquoi avoir accepté de travailler, en collaboration, avec les FNMP sur le sujet?

Le travail que l’on va mener avec la Maison des Potes tourne autour de la prise en compte des besoins des parents afin de permettre une meilleure collaboration autour de la réussite de leurs enfants.

Les situations familiales sont, certes, de plus en plus difficiles mais les parents doivent pouvoir continuer à jouer leurs rôles d’éducateurs: en quoi cela consiste-t-il ?

J’ai face à moi des parents démunis mais avec la volonté de vouloir bien faire. Certains attendent de moi que je leur trouve des solutions, des réponses pour réussir à gérer un adolescent. Et d’autres, à l’inverse, vont adopter une attitude agressive. Face à des parents en grande difficulté, la stigmatisation n’apporte aucune réponse. Au contraire, ils ont besoin d’être accompagnés, aidés et écoutés pour reprendre confiance en eux.

Mais comment l’école peut-elle répondre aux difficultés sociales que vivent les familles?

Dans notre établissement scolaire, l’assistante sociale et l’infirmière essayent de prendre en charge tous les élèves en difficulté, mettre autour d’une table tous les acteurs pour essayer d’apporter, chacun dans leur champ de compétence, une solution. Malgré tout, le travail avec les parents reste très épisodique

 

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