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Lire des livres aux tout-petits, c’est bon pour leurs méninges ! Les jeunes enfants issus de familles adeptes de la lecture montrent des signes d’activation neuronale plus élevés dans une région de l’hémisphère gauche du cerveau que leurs pairs du même âge. Cette zone du cortex incarnerait un point nodal dans l’intégration des stimuli visuels et auditifs. Sollicitée lorsqu’un enfant lit lui-même, elle serait activée très tôt chez le tout-petit à qui l’on fait la lecture. Telle est la conclusion d’une étude conduite par des chercheurs américains, publiée dans la revue Pediatrics.

Cette recherche a concerné dix-neuf enfants âgés de 3 à 5 ans, issus de familles aux pratiques de lecture très variées. L’activité cérébrale de ces enfants a été observée par IRM fonctionnelle, pendant qu’on leur lisait une histoire avec des rebondissements. Pourquoi la région du cerveau responsable du traitement des stimuli visuels s’active-t-elle ? En fait, les enfants imaginent le récit. Ils développent une aptitude qui pourrait « les aider à associer des images à des mots plus tard », soulignent les chercheurs. L’impact est aussi positif sur les capacités langagières car l’écrit offre une plus grande variété de vocabulaire que la langue orale. La lecture sur tablettes ou liseuses produit-elle les mêmes effets ? Les chercheurs supposent que oui, à condition que le parent reste impliqué dans le processus de lecture et que l’enfant soit encouragé à utiliser son imagination.

John Hutton et al., « Home reading environment and brain activation in preschool children listening to stories », Pediatrics, 10 août 2015.

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