PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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In educpros.fr 15 juin 2010 :

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Extrait : Marie DURU-BELLAT

La dévalorisation des diplômes ne découlerait pas seulement d’un décalage entre flux de diplômés et flux d’emplois. Contrairement à la rhétorique de l’économie de la connaissance, les emplois d’aujourd’hui (et sans doute de demain) ne sont pas nécessairement plus exigeants en connaissances ou compétences strictement académiques et donc en diplômes.
Ainsi, dans le secteur des services, le fait d’être doté de connaissances scolaires élevées a une pertinence bien moindre que d’autres attributs de la personne, et la valeur des prestations des employés est souvent indissociable de leurs qualités personnelles. Ce « capital personnel » de plus en plus décisif, c’est à la personne de le valoriser, pour se rendre employable sur le poste désiré, c’est-à-dire capable de l’habiter de manière autonome et intelligente.
Les glissements sémantiques sont à cet égard révélateurs : on exige à présent des compétences et non plus des qualifications ; les premières renvoient à l’individu, les secondes résultaient des exigences de postes insérés dans une organisation collective du travail.

 


 

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