PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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Un enfant de grande section de maternelle fils d’ouvrier a 4,5 fois plus de risque d’être obèse qu’un enfant de cadre supérieur. En classe de CM2 cette proportion est de 0,8 % chez les enfants de cadres, contre 7 % chez les enfants d’ouvriers.


5,8 % des enfants de grande section de maternelle fille ou fils d’ouvriers souffrent d’obésité [1] contre 1,3 % des enfants de cadres supérieurs. Les enfants d’employés ont aussi 3,7 fois plus de risque d’être obèses que les enfants de cadres selon une étude du ministère des Affaires sociales, menée auprès de 19 000 enfants pendant l’année scolaire 2012-2013.

En grande section, la part d’enfants obèses est passée de 3,2 % en 2006 à 3,5 % en 2013. Mais cette donnée moyenne masque de fortes inégalités entre catégories sociales. Si les enfants de cadres n’ont pas connu une augmentation de l’obésité sur la période, les enfants d’employés, comme ceux des agriculteurs, commerçants et chefs d’entreprise, ont vu leur taux d’obésité augmenter de 1,3 point.

Les inégalités persistent par la suite. En CM2, les disparités selon le milieu social continuent à se manifester. 0,8 % d’enfants de cadres en souffrent, contre 7 % d’enfants d’ouvriers, selon le ministère des Affaires sociales (données 2008), soit près de neuf fois plus. Le constat est similaire en classe de troisième. Près de 4 % des enfants ont un problème d’obésité (Source : ministère des Affaires sociales, données 2009). Mais la proportion d’enfants de cadres en surpoids est de 2,3 %, contre près de trois fois plus pour les enfants d’ouvriers (6,5 %).

Les comportements alimentaires, les habitudes de vie, dont notamment la pratique d’une activité physique, sont différenciés selon les catégories sociales et jouent sur la santé, en particulier sur l’obésité, dès le plus jeune âge. Cette étude indique par exemple que les enfants de cadres sont 9 % à posséder un écran dans leur chambre, contre 33,7 % des enfants d’ouvriers. 31,4 % de ces derniers consomment tous les jours des boissons sucrées, contre 8 % des enfants de cadres.

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