PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

Print Friendly

In Tribune de Lyon – le 19 juin 2014 :

Accéder au site source de notre article.


Les écoles ont-elles vraiment dit oui à la réforme proposée par Gérard Collomb ? A lire l’enquête du Progrès du jour, il s’avère que non, contrairement à ce que la municipalité affirme depuis une quinzaine de jours. Anne Brugnera, l’adjointe à l’éducation, affirme en effet que sur les 166 écoles de Lyon consultées, 81 avaient répondu « oui » et 79 « non ». Faux rétorque le quotidien régional qui, après avoir contacté l’ensemble des établissements scolaires, décompte 79 « pour » et 79 « contre ». En clair, la réforme voulue par Gérard Collomb n’aurait pas obtenue de majorité et ne peut donc être appliquée.

Problème, l’hôtel de ville ne souhaite pas communiquer les résultats école par école, « afin que personne ne soit stigmatisé ». Ce qui aurait pourtant pour effet de clore la polémique si les résultats officiels sont vrais. « Soit on croit la Ville et le rectorat, qui est possession des résultats et qui a validé le vote, soit on se fie au travail d’une journaliste qui, aussi sérieuse soit-elle, a pu commettre quelques inexactitudes en contactant une par une les écoles lyonnaises » nous a-t-on expliqué cette après-midi du côté de l’hôtel de ville.

Un peu léger alors que la polémique est en train d’enfler à vitesse grand V et jette le discrédit sur une réforme qui doit totalement modifier l’organisation des familles à la rentrée. Surtout à 15 jours des vacances scolaires… La stratégie de la mairie pourrait évoluer dans les jours qui viennent face à la pression. Car les élus montent au créneau. Pour Michel Havard, le leader de l’UMP, « il est temps maintenant de connaître la vérité ». L’ancien candidat à la mairie assure même vouloir « utiliser toutes les voies pour obtenir la vérité, y compris juridiques ». De son côté, Nathalie Perrin-Gilbert, la maire du 1er arrondissement, affirme que « l’opacité dans la manière de recueillir les résultats comme dans les résultats eux-mêmes interroge forcément sur les circonstances dans lesquelles le rectorat de Lyon a pu valider la proposition du maire et laisse la place à des possibilités de recours certaines ».

Anne Brugnera, prise par des occupations professionnelles aujourd’hui à Paris, n’a pas été en mesure de répondre à nos questions.

Répondre