PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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In Vous Nous Ils – L’e-mag de l’éducation – le 27 mars 2013 :

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Pourquoi avoir créé « ma seconde chance » ?

Ce ser­vice répond à une com­mande du ministre de l’Education natio­nale, Vincent Peillon. Avec deux moti­va­tions : intro­duire le numé­rique à l’école et valo­ri­ser les pla­te­formes de suivi et d’appui aux décro­cheurs (PSAD). Le 4 décembre 2012, lors du lan­ce­ment du dis­po­si­tif Objectif formation-emploi, Vincent Peillon a fait part de sa volonté de mieux aider les jeunes décro­cheurs. Avec les PSAD, nous dis­po­sons déjà d’outils numé­riques qui per­mettent d’avoir connais­sance des jeunes de 16 ans désco­la­ri­sés. En revanche, les res­pon­sables de ces PSAD ont sou­vent du mal à les contac­ter. Et lorsque les décro­cheurs sou­haitent faire la démarche de se ren­sei­gner pour trou­ver des solu­tions afin de reprendre des études ou une for­ma­tion, il n’y a pas de ser­vice adé­quat. L’ONISEP a donc été sol­li­cité pour créer un outil per­met­tant à ces jeunes et à leur famille de savoir auprès de qui s’adresser.

Comment se pré­sente ce dis­po­si­tif et quand a-t-il été lancé ?

Nous avons voulu créer un écosys­tème numé­rique à des­ti­na­tion des jeunes décro­cheurs. Tout s’articule autour d’un por­tail cen­tral, géo­lo­ca­lisé et acces­sible en ver­sion mobile, com­plété par d’autres portes d’entrée : une page Facebook et un compte twit­ter. Depuis 15 jours, le sys­tème est en par­tie opé­ra­tion­nel. Il ne manque plus que le der­nier étage de la « fusée » : les pages Facebook de proxi­mité, ani­mées dans chaque ter­ri­toire par un res­pon­sable qu’il nous faut trou­ver. L’objectif étant de per­mettre aux acteurs locaux (chambres consu­laires, col­lec­ti­vi­tés publiques, asso­cia­tions…) de pro­po­ser des solu­tions, des événe­ments, des ren­contres et des conseils. Le dis­po­si­tif sera acces­sible dans son inté­gra­lité au plus tard à la ren­trée de septembre.

Combien de per­sonnes sont concernées ?

L’ensemble des 150 000 jeunes de plus de 16 ans qui quittent chaque année le sys­tème sco­laire fran­çais sans diplôme ni qua­li­fi­ca­tion. Mais nous avons aussi des ques­tions de parents et notam­ment de cer­tains qui s’inquiètent d’un pos­sible décro­chage de leur enfant de 14 ou 15 ans. Ils anti­cipent pour ne pas ris­quer de se retrou­ver dans une impasse.

Qui sont les conseillers qui animent l’espace « tchat » ?

Nous dis­po­sons depuis jan­vier 2011 d’une pla­te­forme Mon orien­ta­tion en ligne ouverte à tous. 44 conseillers, répar­tis sur six sites en France, apportent des réponses par e-mail, télé­phone ou tchat. Rien qu’en 2011, ils ont répondu à 150 000 ques­tions posées. Ce sont eux qui animent le nou­veau dis­po­si­tif à par­tir de bases docu­men­taires com­munes mais avec une approche dif­fé­rente. Dans le cadre de « ma seconde chance », il y a d’abord un souci d’anonymat. L’objectif est d’écouter les décro­cheurs et de s’adapter à leurs demandes en essayant de leur pro­po­ser un RDV avec une struc­ture adap­tée, au plus près de leur domicile.

Combien de jeunes se sont déjà connec­tés au tchat ? Quel est l’objectif ?

Depuis 15 jours, nous avons déjà animé plus de 200 tchats, avec des ques­tions de jeunes sor­tis du sys­tème sco­laire mais aussi de parents et même d’étudiants dési­reux de se réorien­ter. Notre mis­sion c’est de répondre à toutes les demandes, sans objec­tif chif­fré. L’évaluation se fera auprès des PSAD, car après avoir donné des conseils ou des adresses, nous ne savons pas ce qui se passe ensuite.

Charles Centofanti

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