PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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TABLE DES MATIERES
Introduction
I. Présentation de la recherche-action
1. La problématique
A. Pratiques éducatives et milieu social
B. Langage et milieu social
C. Les relations école-famille
2. Les finalités
3. Les objectifs opérationnels
4. L’alliance entre les sphères politique, scientifique et pédagogique
A. Le scientifique
B. Le politique
C. Le pédagogique
5. La conceptualisation
A. Le paradigme de la coéducation
B. Le modèle des douze besoins et pédagogies
6. Le déroulement de la recherche-action
A. 2008-2010 : phase exploratoire et sensibilisation
B. 2010-2011 : phase élaborative et extensive
C. 2011-2012 : phase d’approfondissement et préparation de la dissémination
II. Méthodologie de la recherche-action
1. Axe 1 : stimulation du langage oral : les fascicules « Polo le Lapin »
A. Description des fascicules de stimulation du langage
B. Les fascicules de stimulation du langage : des outils pour la coéducation
C. Taxonomies présidant à l’élaboration des fascicules de stimulation du langage
D. Objectifs et compétences sollicitées
E. Contenu des fascicules
2. Axe 2 : éducation familiale : les « rencontres éducatives »
A. Prémices
B. Objectifs
C. Balises théoriques et opératoires
D. Outils éducatifs

3. Axe 3 : pratiques de relation école-famille : la coopérative d’activités de coéducation
4. Axe 4 : pratiques d’éducation de la communauté : les émissions « Une éducation presque parfaite »
5. Axe 5 : valorisation des actions de coéducation : les colloques, portes ouvertes et forums
A. Colloques et portes ouvertes
B. Forums de la coéducation
6. Axe 6 : ateliers de formation
A. Formations du CREAS
B. Réunions de concertation mensuelles
7. Axe 7 : réunions de suivi de la recherche-action
8. Axe 8 : dissémination de la recherche-action
A. Extensions horizontales
B. Extensions verticales
C. Extensions structurelles
D. Programme de formation à la coéducation
9. Axe 9 : le guide de la coéducation
III. Evaluation
1. Evaluation de l’axe 1 : stimulation du langage oral et coéducation
A. Dispositif expérimental
B. Instrumentation
C. Variables
D. Echantillon
E. Résultats
F. Conclusion
2. Evaluation de l’axe 2 : éducation familiale
A. Echantillon
B. Méthode pour le traitement des données
C. Résultats et interprétation
D. Synthèse
IV. Didactique de la coéducation
1. Méthode d’analyse
2. Taxonomie de l’effet terrain
3. Principes didactiques
A. L’axe systémique

B. L’axe de l’économie
C. L’axe de la temporalité
D. L’axe de l’axiologie
V. Psychopédagogie de la coéducation
1. Volet 1 : identification d’indicateurs de bonne marche du projet – visée exploratoire (année 2010-2011)
A. Options méthodologiques
B. Description des représentations dégagées des entretiens
C. Conclusions
2. Volet 2 : confirmation des indicateurs de pertinence, d’efficacité, d’efficience et de durabilité de la recherche-action (année 2011-2012)
A. Options méthodologiques
B. Description des représentations des enseignants engagés dans le projet
C. Conclusions
3. Volet 3 : détermination de l’idéaltype de la dynamique enseignante « très efficace » et de l’idéaltype de la dynamique enseignante « peu efficace » dans la mise en oeuvre du projet
A. Options méthodologiques
B. Idéaltype de la dynamique enseignante « très efficace » dans la mise en oeuvre du projet
C. Idéaltype de la dynamique enseignante « peu efficace » dans la mise en oeuvre du projet
4. Conclusion et perspectives
En conclusion
Bibliographie

INTRODUCTION
Les multiples réformes scolaires et les profondes mutations sociales observées aujourd’hui n’ont pas permis de limiter l’effet des déterminismes psychosociaux qui pèsent sur la trajectoire scolaire et sociale des individus. Bien au contraire… La rapidité des bouleversements de la société laisse bien des éducateurs (parents, enseignants…) en désarroi. Les jeunes aussi expriment leur mal-être face à ce monde incertain. Certes, certaines familles s’en sortent bien : elles sont, pour la plupart, issues d’un milieu favorisé, disposent d’un large réseau social facilitant la réflexivité sociale et personnelle (Kaufmann, 2001) et manifestent davantage de flexibilité dans la mise en oeuvre de leurs pratiques éducatives. D’autres, au contraire, moins favorisées, sont désarmées et, notamment, assurent mal la tension entre l’autonomie et la protection, entre la liberté et le contrôle de leurs enfants (Gauchet, 2008). Celles-là ne disposent pas de soutien qui puisse les aider dans leur tâche d’éducation. Dès lors, la situation actuelle creuse encore davantage les disparités entre les classes sociales. Dans un tel contexte, le fatalisme est le plus souvent de mise. Seule, comme de nombreux travaux le révèlent (Auberty et Bergougnoux, 1985 ; Maschino, 2002), l’école ne peut généralement pas grand-chose pour changer la situation. Isolées, les familles sont tout aussi impuissantes à s’opposer aux multiples déterminismes psychosociaux auxquels leurs enfants sont confrontés quand ils sont engagés dans leur parcours scolaire et social.
C’est de ce premier constat qu’est née l’idée d’une recherche-action sur le thème du partenariat entre école, famille et communauté éducative au sens large. Comment imaginer une école au sein de laquelle tout ce qui est appris trouve en définitive son sens dans l’ensemble des milieux de vie de l’enfant ? Comment envisager une éducation réellement émancipatrice pour tous ? Telles sont les questions fondamentales qui nous ont orientés vers une forme éducative nouvelle qui fait du partenariat école-famille-communauté la véritable clé de voûte de l’ensemble du processus éducatif.
Dans cette perspective, en mai 2008, à l’initiative du Ministre de l’enseignement obligatoire, Christian Dupont, la Fédération Wallonie-Bruxelles a sollicité le Centre de Recherche et d’Innovation en Sociopédagogie familiale et scolaire, le CERIS à l’Université de Mons, en vue de mener une recherche-action pluriannuelle intitulée « Parents partenaires de l’éducation ». Le but poursuivi est de favoriser le développement optimal de l’enfant dans sa famille et à l’école maternelle.
A cette période de la scolarité, les parents sont remplis d’espoir quant à la réussite future de leur enfant à l’école. Ils sont davantage mobilisables. Ils s’interrogent volontiers à propos de l’avenir de celui-ci et sur l’efficience de leurs pratiques éducatives. L’expérience montre aussi que la manière dont le parent entre en relation avec l’environnement scolaire à l’école maternelle prédit à long terme la nature des rapports qu’il entretiendra avec le système scolaire pendant le parcours d’apprentissage de son enfant.
La recherche-action « Parents partenaires de l’éducation » vise à accroître les relations entre l’école et la famille afin d’optimaliser les apprentissages (en cycle maternel) et plus spécifiquement l’acquisition des compétences langagières. L’approche développée est celle d’une action coéducative menée dans un esprit d’alliance, d’acceptation, d’actions conjointes entre parents et professionnels de l’éducation en vue de rassembler les bonnes pratiques en matière d’éducation et de relation école/famille. Il s’agit également de développer un partenariat en action concertée dans le domaine social, familial et scolaire en suscitant la prise de conscience de la communauté sur son rôle d’éducation.
La recherche-action « Parents partenaires de l’éducation » a permis de repérer, dans le champ des pratiques des différents partenaires, les actions ponctuelles empreintes d’originalité éducative en vue de les faire connaître et d’en faire partager les effets bénéfiques. La mobilisation des acteurs et la production de bonnes pratiques d’éducation ont constitué des leviers d’action importants pour l’émancipation de l’enfant.
La durée de la recherche-action a été de cinq ans. Elle a concerné l’ensemble des réseaux d’enseignement de la Ville de Charleroi, de Péruwelz et d’Etterbeek, et a associé les sphères scientifique, politique et pédagogique.

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PPE_rapport final_12_7_13