PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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??Contexte éducatif de la France

??Elèves: Le système d’éducation français obtient des performances proches de la moyenne des pays de l’OCDE, mais il est devenu de plus en plus dichotomique : d’un côté, soutenu par ses bons éléments, de l’autre, se dégradant par le bas et conduisant chaque année 150 000 jeunes à quitter l’école sans diplôme. Le poids des inégalités sociales n’a jamais été aussi fort pour expliquer les performances des élèves de 15 ans et la proportion d’élèves en difficulté en mathématiques est passée, en 9 ans, de 17% à 23%. En France, les élèves redoublent plus souvent qu’ailleurs, même si le nombre de redoublants est en recul dans PISA 2012 par rapport à 2003. En 2012, 28% des élèves de 15 ans ont redoublé au moins une fois, contre 12% en moyenne parmi les pays de l’OCDE. En France, l’insertion professionnelle des jeunes est fortement liée au niveau de diplôme obtenu, et cette tendance est plus marquée que dans la plupart des pays de l’OCDE. Les jeunes adultes (16-24 ans) ont de bien meilleurs résultats à l’évaluation internationale des compétences des adultes (PIAAC) que les plus âgés (45-65 ans), mais leurs résultats demeurent légèrement inférieurs à la moyenne des pays participant à cette évaluation.

Etablissements: Les établissements scolaires sont nombreux et bien structurés en France, permettant à la quasi-totalité des élèves d’être scolarisés dès l’âge de 3 ans. La plupart des établissements bénéficient d’un climat propice à l’apprentissage, mais la France fait toutefois partie des pays où le climat d’indiscipline est le plus élevé en 2012. De multiples dispositifs sont utilisés en France pour évaluer les établissements mais aussi les enseignants et les chefs d’établissements, et les étudiants ; mais ces instruments ne sont pas intégrés dans un cadre d’évaluation général et cohérent utilisé pour améliorer les pratiques. La culture de l’évaluation est relativement récente, contrairement aux pratiques de contrôle et de certification. Enfin, l’orientation des élèves entre les établissements du secondaire et ceux du supérieur est parfois déficiente, conduisant à des taux d’échec importants dans certaines filières universitaires non-sélectives à l’entrée.

Système: La France a un système éducatif centralisé dans lequel l’État définit les orientations pédagogiques et les programmes d’enseignement, assure le recrutement, la formation et la gestion des personnels de direction des établissements scolaires, des enseignants de l’enseignement public et de l’enseignement privé sous contrat. Le financement des établissements provient majoritairement de fonds publics et est relativement transparent et cohérent. Cependant, la France présente un écart manifeste dans la répartition des dépenses d’éducation par élève entre le primaire et le secondaire (à l’avantage du secondaire) et aussi entre les institutions du supérieur. Ainsi, l’université française manque encore de moyens, aussi bien comparée aux autres formations du supérieur que par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE.

??Réponses politiques récentes

La loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’École de la République (2013) engage une réforme globale du système scolaire, ayant pour finalités l’élévation du niveau de connaissances, de compétences et de culture de tous les élèves, et la réduction des inégalités sociales et territoriales (voir Coup de projecteur 3). Cette loi comporte des dispositions en mesure d’adresser les problèmes soulevés dans la section sur « les questions politiques clés ».

??Réponses politiques récentes

La loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’École de la République (2013) engage une réforme globale du système scolaire, ayant pour finalités l’élévation du niveau de connaissances, de compétences et de culture de tous les élèves, et la réduction des inégalités sociales et territoriales (voir Coup de projecteur 3). Cette loi comporte des dispositions en mesure d’adresser les problèmes soulevés dans la section sur « les questions politiques clés ».

La France se situe au niveau de la moyenne des pays de l’OCDE en mathématiques et en sciences et légèrement au-dessus de la moyenne en compréhension de l’écrit dans le PISA 2012. Les performances en compréhension de l’écrit n’ont guère varié entre 2000 et 2012. En revanche, les performances en mathématiques des élèves de 15 ans ont diminué de 16 points entre 2003 et 2012, faisant passer la France du groupe des pays performants à celui ayant des performances moyennes. L’impact du milieu socio-économique sur la performance est supérieur à la moyenne pour les pays de l’OCDE (22% contre 15% en moyenne dans les pays de l’OCDE) (voir le graphique ci-dessous).

Lire la suite : http://www.oecd.org/edu/highlightsfrance.htm