PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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In AFEF – Association Française des Enseignements de Français – le 19 octobre 2013 :

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Journée de conférence, débats, ateliers, échanges – Samedi 16 novembre – Paris

Dernière minute : Intervention de Sylvie Plane, du Conseil Supérieur des Programmes, en fin de matinée, pour présenter les travaux en cours au Conseil supérieur des Programmes

Lire le programme complet ci-dessous et en format doc           S’inscrire à la journée

Samedi 16 novembre – 10h-17h30 – Paris 3 Censier, 13 rue Santeuil, Paris 5ème (M° Censier Daubenton)

Salles D 17 et D 14 (dans les nouveaux bâtiments modulaires tout de suite à gauche en arrivant sur le parvis de l’université puis au 1er étage) 

Quelle(s) formation(s) pour enseigner le français à tous les élèves ? 

Dans le contexte de la Refondation de l’école, l’AFEF propose aux enseignants (de la maternelle à l’université), aux formateurs et aux chercheurs de partager leurs pratiques professionnelles dans une perspective de co-formation, notamment autour des compétences d’écriture.

La production écrite, qui ne représenterait que 9% de l’usage quotidien de la langue, est l’une des pratiques sociales les plus inégalement réparties et, de ce fait, elle est la plus clivante pour la réussite scolaire. Les enseignants de français, comme experts – entre autres – de la communication linguistique, se trouvent donc devant une tâche rude dans l’enseignement-apprentissage d’une langue, le français, dont ils ne peuvent oblitérer la lourde charge symbolique.

C’est pourquoi l’AFEF a tracé un parcours balisé par les jalons suivants :

–       les pratiques d’écriture, notamment dans le cadre d’écrits créatifs

–       les regards que les professeurs portent sur les écrits en français et dans d’autres disciplines aux  différentes étapes de production et reformulation

–       les enjeux d’un travail d’équipe véritablement collaboratif, avec les collègues mais aussi les autres partenaires.

Il s’agira bien d’accompagnement mais aussi d’auto-formation qui s’appuiera plus, ou autant, sur l’implication des personnes dans des échanges de savoirs et de savoir-faire que sur des productions d’outils. Un parcours qui laissera la place à une parole ouverte sur les obstacles à franchir. 

Samedi 16 novembre – Matin

10h-12h 

"Quelle culture professionnelle pour les enseignants de français ?"
Conférence de Dominique Bucheton, LIRDEF Montpellier, auteure de :
"L’agir enseignant : des gestes professionnels ajustés" 

Qu’est-ce qui ne va plus dans la classe de français ?

Devant la succession des  réformes et évaluations  imposées trop rapidement sans concertation ni formation, alourdissant fortement leurs tâches, les enseignants se sentent très seuls  pour inventer leur classe au quotidien et  situer les priorités de leur  action. Ils s’adaptent ou résistent avec beaucoup de désarroi aux mutations sociétales et culturelles.  

La conférence  questionnera la culture enseignante et les pratiques professionnelles  à partir du cas concret de  l’enseignement de l’écriture à l’école. Elle ouvrira la réflexion sur la nécessité d’une réflexion collective en formation pour aller  vers  de nouvelles  postures professionnelles.

La conférence sera suivie d’un temps d’échanges-débat. 

Samedi 16 novembre – Après-midi

Quatre ateliers se tiendront l’après-midi, avec le choix entre deux ateliers pour la première partie et deux autres pour la seconde partie. Chaque atelier s’appuiera sur un corpus de textes et/ou de vidéos ; après une courte présentation du sujet par l’animateur suivie de témoignages, la plus grande place sera donnée aux échanges et aux propositions.

14h-15h30

  • Atelier 1: "Faire écrire, du cahier d’écrivain à l’atelier d’écriture", animé par Anne-Marie Petitjean, IUFM-Université de Cergy-Pontoise, avec la présence de Hella Féki, professeure de lycée. Corpus de "cahiers" et de textes d’élèves.

    Les enseignants de français regrettent souvent un manque d’enthousiasme de leurs élèves pour la pratique de l’écriture scolaire, en particulier quand il s’agit d’écrits normés. Aux yeux de certains, mettre en jeu l’écriture créative serait un moyen de mettre les élèves en situation de prendre plaisir à cette activité, comme en attestent divers exemples dans les classes, des « cahiers d’écrivains » mis en œuvre dans le premier degré aux « ateliers d’écriture », dans le secondaire. Apprendre à faire écrire les élèves en écrivant soi-même, idéalement dans le cadre d’une formation ?

    Quelles situations d’écriture créative un enseignant de français peut-il mettre en place dans le cadre scolaire ?
    Quelle posture est alors la sienne, vis à vis des élèves et de leurs écrits ?
    Quelles conceptions de la formation envisager pour développer la capacité de faire écrire, et la réinvestir au quotidien, dans les classes ?
     

  • Atelier 2: "Observer et réfléchir ses pratiques", animé par Dominique Bucheton, avec la présence de Sofia Nogueira, Anne-Catherine Mourgue, Aurélie Zezio et Séverine Woimant, professeures collège-lycée.

    A partir de la projection et analyse d’une vidéo tournée en classe de troisième (des élèves d’un collège en zone d’éducation prioritaire réécrivent un passage de Boule de suif) l’atelier proposera des pistes pour l’analyse des postures de l’enseignant et leurs effets sur les postures des élèves.

15h45-17h15

  • Atelier 3 : "(Re)lire les écrits des élèves dans toutes les disciplines", animé par Danielle Alexandre, formatrice Académie de Versailles, coordonnatrice de "Pratiques d’écriture", avec Béatrice Auléry, professeure des écoles et Danièle Cotinat ex IA-IPR d’histoire-géographie.

    Une part importante du temps de l’enseignant se passe à lire les écrits des élèves. Professionnel de l’écriture, l’enseignant de français éprouve pourtant, souvent, le sentiment que la correction des copies est un travail vain, ainsi qu’un certain découragement devant la grande hétérogénéité des productions. Ce sentiment est partagé par les enseignants d’autres disciplines et renforcé par l’extrême diversité des origines culturelles des élèves.  Comment lit-on ces écrits ? Quel regard porte-t-on sur eux ? Pour quels buts et enjeux ?

    Quel regard professionnel sur l’écriture l’enseignant de français peut-il  apporter à l’observation des écrits d’élèves, en français et dans d’autres disciplines?
    Quelles conceptions de la formation envisager pour développer cette expertise, la réinvestir au quotidien, dans les classes et les établissements ?

  • Atelier 4 :"Travailler avec : collègues, parents, partenaires", animé par Jean Roucou, Association Prisme (Promotion des initiatives sociales en milieux éducatifs), avec les témoignages de : Ingrid Duplaquet sur les Micro-lycées de Paris, Jean-Michel Zakhartchouk sur la place des parents, Georges Desmazes, Catherine Le Gal et Claude Lala, professeurs de maths, anglais et français collège, sur une expérience de travail interdisciplinaire.

    Une journée d’écolier, de collégien ou de lycéen peut s’égrener  discipline après discipline, voir se succéder temps scolaire, périscolaire et familial comme autant de « cases » étanches, on peut attendre qu’il fasse, seul, émerger un sens global dans tout cela. On peut reporter sur les familles la construction d’une cohérence qui est la clé de voute du travail éducatif construire une école de la reproduction sociale où  l’échec scolaire de certains est programmé.

    Comment tisser les ressources construites dans les différents cadres ? Comment faire de l’école un collectif de travail centré sur les élèves quels qu’ils soient pris en compte dans leur globalité ? Quelle place pour l’enseignement du français dans un établissement conçu comme une communauté d’apprentissage ? Quelles pistes pour une formation qui permettent aux enseignants, et aux enseignants de français en particulier, de prendre leur place dans cette construction ?

17h15

Conclusion de la journée

 

Rappel date et lieu : Samedi 16 novembre – 10h-17h30 – Paris 3 Censier, 13 rue Santeuil, Paris 5ème (M° Censier Daubenton)

Salles D 17 et D 14 (dans les nouveaux bâtiments modulaires tout de suite à gauche en arrivant sur le parvis de l’université puis au 1er étage)

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