PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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La mission « enseignement scolaire » est en termes de moyens budgétaires la plus importante de l’Etat.
Dans le PLF 2008, les crédits de paiement des six programmes qui la composent s’élèvent à 59,26 Mds € et les autorisation d’engagement à 59,31 Mds €.

Après un très bref retour sur les grandes lignes budgétaires de la mission, Frédéric Reiss (UMP, Bas-Rhin), rapporteur pour avis au nom de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée, a choisi de centrer son rapport sur le rôle des conseillers d’orientation-psychologues (COP).
« Ils sont en charge d’un secteur sensible de notre système éducatif, l’orientation. Et pourtant, de nombreux acteurs (parents, enfants, entreprise, etc.) contestent leur utilité ».

C’est en partant de ce postulat que le député a auditionné COP et directeurs de centre d’information et d’orientation. Pour Frédéric Reiss, la réalité du terrain est « préoccupante » : absence de pilotage, dispersion et illisibilité des missions, moyens financiers limités (0,5 % du budget de l’Education nationale), diminution de 50 % des effectifs à l’horizon 2013, une formation déconnectée du terrain, etc.

Pour « redonner au métier sa légitimité » le rapporteur a avancé un certain de nombre de propositions. D’abord sur le titre même de conseiller d’orientation-psychologue. « La mention « psychologues » est un facteur d’agacement pour beaucoup de parents et d’élèves qui voudraient que les COP soient davantage des conseillers d’orientation, dont le métier est centré sur la connaissance du monde économique, souligne le député. A quoi bon ce titre de psychologue ! La licence de psychologie ne doit plus être un préalable au recrutement. Tout titulaire d’une licence devrait avoir accès à la formation ». Selon lui, cette diversification du recrutement des COP s’accompagne d’un recentrage des missions.

Autre action envisagée : confier les centre d’information et d’orientation, qui dépendent aujourd’hui soit des départements, soit de l’Etat, aux régions.
« Au regard de leur compétences en matière de formation professionnelle, il est logique que les régions gèrent les structures qui fournissent au public toute la documentation utile sur les parcours de formation et les métiers ».

In L’ Hémicycle n°309 – mercredi 21 novembre 2007

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