PRomotion des Initiatives Sociales en Milieux Educatifs

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Au cours préparatoire, quatre familles sur dix entretiennent des relations soutenues avec les enseignants et apportent à leur enfant une aide aux devoirs régulière sans s’investir dans les associations de parents ou les activités extrascolaires. Ce dernier aspect est pleinement pris en charge par une proportion comparable de familles qui s’impliquent aussi fortement dans le suivi de la scolarité. Les 20 % de parents restants apparaissent plus en retrait, soit en matière d’aide aux devoirs, soit dans les relations avec l’école. La manière dont les parents s’inscrivent dans ces différentes formes d’implication est très liée à leur capital scolaire et culturel.
Plus celui-ci est important et plus ils s’investissent dans les associations de parents d’élèves et font le lien entre les exigences de la scolarité et les loisirs

[…] Une implication moindre dans deux familles sur dix
Les trois dernières formes d’implication réunissent des familles qui ont en commun de vivre leur statut de parents d’élèves avec moins d’engagement que les familles des trois groupes précédents. 11 % des familles pratiquent une « Implication en demi-teinte ». Proches des familles « Repli sur les fondamentaux du métier de parent d’élève », elles participent aux réunions de début d’année scolaire et prennent l’initiative d’un rendez-vous avec l’enseignant dans des proportions comparables. Les loisirs donnent aussi lieu à peu d’interactions entre parents et enfants. Mais l’aide au travail scolaire les distingue fortement.
Elle est moins fréquente et surtout moins diversifiée dans les familles « Implication en demi-teinte »
Aucun enfant dont les parents appartiennent à ce groupe ne bénéficie de l’ensemble des aides distinguées dans l’enquête. En particulier, ils sont quatre fois moins nombreux que l’ensemble des écoliers à revoir avec leurs parents ce qu’ils ont appris en classe.

En matière de suivi des devoirs, les 8 % de parents du groupe « Absence d’aide » adoptent une attitude encore plus radicale, seulement 5 % d’entre eux déclarant aider régulièrement leur enfant. Le type d’aide qu’ils dispensent reste très flou puisqu’aucune famille ne déclare apporter régulièrement à leur enfant l’un des quatre types d’aide identifiés dans l’enquête. En revanche, les relations avec l’école et les pratiques en matière de loisirs de l’enfant sont très proches de celles des familles
« Implication en demi-teinte ».
En particulier, les adhésions aux associations de parents, les activités encadrées et les loisirs partagés entre parents et enfants sont sensiblement moins fréquents que
parmi l’ensemble des familles.
Enfin, 5 % des parents d’élèves de CP montrent une « Réticence à collaborer
avec l’école » : aucune famille n’assiste aux réunions de début d’année scolaire ou n’a pris l’initiative d’un rendez-vous avec l’enseignant de son enfant. Les 41 % de familles qui se sont néanmoins rendues à l’école l’ont fait exclusivement sur convocation. Cette distance vis-à-vis de l’école se traduit aussi par
une moindre adhésion aux associations de parents d’élèves et une aide au travail
scolaire plus en repli ; seulement sept écoliers sur dix sont aidés et ce soutien est aussi moins diversifié.

Les disparités familiales d’implication sont d’abord d’ordre culturel.
La manière dont les familles s’inscrivent dans l’une de ces six formes d’implication est très liée au milieu social. Ainsi, les familles à « Forte implication sans engagement »
et à « Implication tous azimuts » rassemblent plus de la moitié des familles dont la mère est diplômée de l’enseignement supérieur ou le père cadre et près des deux tiers lorsque le nombre de livres à la maison est égal ou supérieur à 200 ().
En revanche, la moitié des familles dont la mère est sans diplôme, la personne de référence inactive ou encore le nombre de livres au foyer inférieur à trente se concentre dans le groupe « Repli sur les fondamentaux du métier de parent d’élève »
et le tiers d’entre elles appartient aux groupes qui reflètent une implication
plus en retrait.

Ces premiers résultats suggèrent que la manière dont les familles s’impliquent
dépendrait tout autant de leurs ressources financières que culturelles.
Mais un tel constat n’est pas confirmé quand le lien entre ces différentes caractéristiques et les formes d’implication est précisé, toutes choses égales par
ailleurs.
En effet, la manière dont les parents s’impliquent apparaît alors beaucoup plus liée au nombre de livres à la maison et au diplôme maternel qu’à la catégorie sociale de la personne de référence ou au niveau de revenu. […]

Extrait de cache-media.education.gouv.fr du 07.09.15 : L’implication des parents au cours préparatoire : des pratiques déjà très liées au capital culturel de la famille

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